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MIVILUDES : RAPPORT 2006

dimanche 28 janvier 2007, par Gaëlle Sartre-Doublet , Miss Achtar

Depuis sa création, il y a quatre ans, la MIVILUDES, Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, a accompli un travail remarquable, salué à de nombreuses reprises dans nos colonnes, mais malheureusement encore trop souvent ignoré du grand public. Mercredi, la MIVILUDES a émis son quatrième rapport, axé plus particulièrement cette année sur l’infiltration des administrations, des médias et des organismes de santé publique, via des sociétés de formation professionnelle qui n’hésitent pas parfois à servir de plateforme à l’espionnage du même nom.
De quoi aller voir de plus près la super-formation d’épanouissement personnel que vous propose votre patron en plein week-end....

"L’impétrant qui entre dans un mouvement de ce type, doit en premier lieu éliminer l’homme ancien forcément mauvais qui est en lui pour se reconstruire en un nouvel humain, formaté selon les exigences du groupe et donc meilleur.
Ce qui n’allait pas bien dans la vie précédente du nouvel adepte était de sa faute. Il était donc coupable à son arrivée ; il sera coupable s’il ne se plie pas aux exigences du groupe pendant son appartenance au mouvement. Il sera encore plus coupable, de trahison et de tous les pêchés de la terre, si jamais il quitte le groupe.
Il n’y a pas davantage place pour la mansuétude ou la pitié qu’il n’y a place pour la considération, la fraternité ou la générosité dans un tel système. Ce n’est même pas le cynique « chacun pour soi » qui prévaut, c’est la négation pure et simple de la dignité inhérente à tout être humain qui assure la prédominance du maître sur ses adeptes, et ... malheur à celui qui sort du rang !
Il est du devoir de la République de veiller à ce que la tolérance mutuelle que se témoignent les citoyens et les communautés de personnes puisse s’exercer sans contrainte et sans considération des origines, des croyances ou des différences des uns ou des autres.
Mais la République est également comptable, devant la nation, du maintien du ciment social qui suppose que nul ne s’arroge le droit de porter atteinte aux droits fondamentaux de chaque femme, de chaque homme, de chaque enfant.
La protection de tous les citoyens, des plus jeunes aux plus âgés, contre les dérives sectaires est à ce titre une obligation à laquelle l’État ne peut pas se soustraire."

Jean-Michel ROULET
Préfet
Président de la MIVILUDES


« Coaching », « team-building », « analyse transactionnelle », « rebirth », « kinésiologie », autant de théories et de termes prétendument révolutionnaires et branchés dont il est préférable de se méfier.
Ils symbolisent en effet "cette tendance souvent exclusive et excluante des pratiques plus traditionnelles. La vitalité de ce marché est illustrée par l’émergence de nouvelles appellations, de nouveaux labels, de nouveaux « métiers » et par la publicité concernant l’attractivité de ces nouvelles possibilités professionnelles."

Un exemple : le prof mal dans sa peau devient "Guérisseur du passé"


Un médecin, conseiller d’un recteur, signale le cas d’un enseignant en difficulté avec ses élèves et qui souscrit un contrat individuel de formation professionnelle dans le but de faire une reconversion professionnelle de psychothérapeute.
Plus précisément, le contrat est conclu avec une personne se présentant comme thérapeute et formateur.
L’analyse du contrat montre que l’action proposée à cet enseignant vise une « formation à la guérison du passé », basée sur les "travaux" de Thierry Bernardin, [1] et ce en vue de devenir lui-même « praticien en guérison du passé ».
L’action proposée comprend une année de cours par correspondance, suivie de stages pratiques et d’une supervision obligatoire portant sur 200 séances d’accompagnement thérapeutique, soit 400 heures au minimum. Il est également conseillé de faire précéder cette formation de séances de guérison du passé avec des praticiens ayant terminé leur formation.
Enfin le stagiaire est tenu de se soumettre à la supervision et à la participation aux rencontres de formation continue obligatoires. À défaut, il pourrait être à tout moment radié de la liste des praticiens en guérison.
Outre le coût principal de l’action proposée, s’ajoutent pendant la durée de la formation des frais relatifs à l’acquisition de supports (livres, cours, enregistrements...).
Certaines acquisitions sont rendues obligatoires ou fortement conseillées comme :
-  Le mouvement, clef de l’apprentissage, Brain Gym (kinésiologie éducative),
-  Le Cancer apprivoisé de Léon Renard, la Genèse du cancer et médecine nouvelle, La quintessence du Docteur Hamer,
-  Origine et prévention des maladies de Salomon Selam,
-  Encyclopédie de décodage biologique de Paul et Gail Dennison.

Le programme joint à l’appui du contrat présente la guérison du passé comme « une synthèse de méthodes puissantes et novatrices conduisant à la réharmonisation des quatre plans physique, émotionnel, mental, spirituel », suivant deux étapes :
-  un travail dans le passé à travers une puissante démarche de régression (retour dans ses mémoires émotionnelles, depuis l’instant de la conception jusqu’à l’âge adulte et, éventuellement, dans les vies antérieures si le patient y est ouvert, permettant de guérir les traumatismes passés, conscients ou occultés, responsables de troubles physiques ou psychologiques,
-  un travail dans le présent permettant à la personne, libérée de ses handicaps psychologiques, de faire enfin de sa vie ce qu’elle souhaite au lieu de rejouer indéfiniment des scénarios périmés.

« La coupe vidée de ses poisons grâce au travail dans le passé permet le travail dans le présent, c’est-à-dire de pouvoir remplir la coupe d’eau pure, de libérer la personne de ses croyances erronées et de restructurer son présent : quitter ou trouver un emploi, mettre fin à une relation inharmonieuse, adopter un nouveau mode d’alimentation. L’objectif est de donner un grand coup de balai à la vie afin que celle-ci soit prête à recevoir l’être neuf que la personne est en train de devenir ».

Différents exemples viennent à l’appui des contentieux émotionnels accumulés par la personne, voire par ses ascendants :
-  Je suis bègue pour ne pas trahir le secret familial,
-  J’exprime par l’asthme la souffrance de mes aïeuls gazés par les nazis,
-  J’exprime par des douleurs au cou le fait que mes aïeules ont eu la tête tranchée par les Turcs.

Ce projet de reconversion professionnelle dans une activité de psychothérapeute induit de toute évidence un sérieux risque de manipulation du stagiaire et de dérive à caractère sectaire au regard de plusieurs critères de dangerosité (rupture avec l’environnement d’origine, déstabilisation, voire emprise mentale, captation de ressources...).
La formation longue a pour objectif une « reprogrammation » de l’être conditionnée par un rejet en bloc de son passé et de son présent, de ses ancêtres et de son entourage, responsables de son mal être.



Thérapeutes, infirmiers : demain, tous "Analystes en réinformation cellulaire" ?


Mais la MIVILUDES ne manque pas de "cas" tout aussi surprenants : des thérapeutes, par exemple des naturopathes, et des professions réglementées de type infirmier peuvent ainsi devenir "Praticiens en Analyse et Réinformation cellulaire".
En quoi cela peut-il bien consister ?
Conformément aux indications mêmes de son promoteur, Michel Larroche, c’est « une technique transdisciplinaire développée, destinée à toutes les professions de santé, orientation médecine, psychothérapie, naturopathie ou médecines complémentaires ».
Elle s’appuie sur quelques perles, telles "une investigation complète, capable de déterminer l’origine profonde, première, qui, au départ, a déséquilibré ou fragilisé le terrain, induisant les faiblesses qui ont permis aux maladies d’apparaître et de s’installer" (en clair, si vous êtes malade, c’est forcément de votre faute) et "une prise en charge totale du patient par lui-même dans une collaboration étroite avec le praticien" (traduction : puisque vous vous êtes rendu malade, vous seul pouvez vous tirer d’affaire, grâce toutefois à une méthode aussi révolutionnaire que payante : l’"analyse en réinformation cellulaire").
En effet, toujours d’après son fondateur, « elle est un fantastique outil, dans le cadre du développement personnel, basé sur la lecture de la mémoire cellulaire personnelle et sur le principe de la résonance vibratoire" ».
Patients, cancéreux, sidéens, désormais ne souffrez plus, vibrez !

Par décision du préfet de la région Aquitaine, la SARL, support de cette école, s’est heureusement vue refuser l’enregistrement de sa déclaration en qualité d’organisme de formation, en application du livre IX du Code du travail. Le ministre en charge de la formation professionnelle a confirmé cette décision à la suite d’un recours hiérarchique des intéressés. On respire...

Vous cherchez du boulot ? Devenez Doula !


Doula ? Kézako?
Il s’agit d’accompagner autrement la naissance, nous informe aimablement la MIVILUDES.
Afin de mieux nous éclairer, elle cite Ekopédia, "encyclopédie" virtuelle [2] des "techniques alternatives de vie" (tout un programme !), qui en donne cette définition :
le terme, d’origine grecque, signifie « esclave » (ça donne envie, hein ?). C’est « une femme - exit les hommes, donc ? - qui accompagne, soutient, informe le couple et la femme au moment de la naissance.
Elle est disponible dès la grossesse, pendant l’accouchement et après la naissance. Elle est formée à tout ce qui concerne la périnatalité, la psychologie et peut avoir certaines compétences propres comme la relaxation, le portage, l’allaitement...
 ».
Cette « nouvelle profession » dont l’objectif principal peut être rapproché de l’accompagnement familial traditionnel de jadis, encore observable dans certaines communautés dont celles du continent africain, est née, il y a environ une vingtaine d’années, outre-Atlantique.
Elle est apparue récemment en France et se développe généralement dans les milieux hostiles à la médicalisation de la maternité. Ces groupes sont souvent enclins à soutenir des réseaux d’opposition à la médecine conventionnelle, dont le rejet de la vaccination obligatoire, recourent volontiers aux thérapies alternatives et sont séduits par des méthodes éducatives originales pour leurs enfants.
Une poignée de petites associations en lien avec les organisations nord américaines réunissent les femmes exerçant « cette nouvelle profession » avec l’objectif de développer ce réseau sur le territoire national.
Les formations initiales dispensées par les organismes, sont a priori diverses et un projet d’élaboration d’un programme commun serait à l’étude.

L’une de ces formations est assurée par une praticienne en rebirth sur la base d’une prise de contact suivie de neuf séances correspondant symboliquement aux neuf mois de gestation.

Le déroulement d’une séance comprend les phases suivantes :
-  Analyse de scénario de naissance et des maladies induites,
-  Respiration connectée (environ 45 minutes),
-  Débriefing sur les liens repérés entre les émotions ressenties et les conditions de naissance,
-  Reprogrammation par des exercices de pensée créatrice.

« Un cycle de rebirth favorise les prises de conscience de notre vision déformée de la vie. Et si toutes nos limitations et nos peurs n’étaient en réalité que des pensées négatives liées aux circonstances de la gestation et de la naissance ?
Grâce au rebirth, reprendre notre responsabilité sur les évènements de notre vie est à notre portée. Nous pouvons ensuite librement choisir de retrouver plaisir, légèreté, amour, prospérité...
 ».

Les formations complémentaires proposées portent, en fonction des aspirations des doulas en exercice ou en formation, sur l’apprentissage de diverses méthodes aux noms exotiques comme, par exemple, la psychophanie, l’haptonomie et autre hypnonatal.
Il va sans dire qu’en l’absence de tout encadrement, ce nouveau métier d’accompagnement à la naissance, sur le registre de l’aide à la relation, pose un certain nombre de questions. Il peut concerner des publics vulnérables, qu’il s’agisse des doulas, éventuellement initiées à l’apprentissage de méthodes « psy », ou des futurs parents confrontés à des difficultés de toute nature.
Leur formation, notamment lorsqu’elle inclut des stages complémentaires, est coûteuse, d’autant que les tarifs de ces futures professionnelles seraient inférieurs à cent € pour une prestation d’une année.
Enfin, leurs interventions, empiétant sur le travail des sages femmes et des personnels de soin, peuvent se révéler dangereuses pour la mère et l’enfant à bien des égards.

Un autre angle d’attaque : les médias


Surfer sur de grandes causes pour gagner en respectabilité [3], tout en leurrant parfois les partenaires ou les cibles potentiels, le temps qu’ils se fassent piéger, c’est le registre sur lequel s’inscrit l’histoire suivante qui met en scène, une fois de plus, la Scientologie, coutumière du fait.
Le 18 avril 2006, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) publiait sur son site internet une alerte aux médias « au sujet de messages provenant de l’Église de Scientologie ».
Cette décision faisait suite à un courrier que lui avait adressé la MIVILUDES le 22 février pour l’informer de la diffusion, sur une chaîne de télévision locale, d’un clip émanant d’une officine scientologue, l’Association internationale des jeunes pour les droits de l’homme, dont le nom est, à lui seul, déjà susceptible d’induire en erreur le plus méfiant des destinataires des messages.
La chaîne en question avait reçu par la poste un DVD qui présentait trois clips mettant en scène des enfants sur les thèmes de la déclaration universelle des droits de l’Homme, de la discrimination raciale, et de la liberté de pensée et d’expression.
Cet envoi s’accompagnait d’une lettre dans laquelle la représentante française de l’Association internationale des jeunes pour les droits de l’homme reliait cette initiative à des célébrations à venir, la Journée de l’enfant organisée par l’UNICEF et la Journée internationale des droits de l’Homme.
Elle proposait la diffusion gratuite des messages. Un contenu honorable, techniquement sans reproche, au service d’une grande cause. Après visionnage, la Chaîne décidait de les diffuser, ignorant le lien entre l’association en question et la Scientologie. Le directeur de la chaîne confessait plus tard à la presse locale : « c’est un péché de jeunesse. Dès qu’on l’a su, on a alerté les autres chaînes en France ».
Quelques dizaines de DVD auraient été envoyés sans que l’on en connaisse le nombre exact ni les destinataires. Selon des informations recoupées, deux chaînes au moins se sont fait piéger.
Alertés par leurs confrères et après avoir pris l’attache du CSA et de la MIVILUDES, les journalistes des rédactions des grandes chaînes nationales de télévision se sont emparés du sujet.
L’un d’entre eux, qui s’était procuré la lettre et le DVD adressés à son confrère, constatait, preuves à l’appui, l’absence de toute mention concernant la Scientologie sur ces documents. Il prenait alors en flagrant délit de mensonge grossier l’un des responsables français de la Scientologie, ignorant la capacité qu’avait le reporter de faire une comparaison facile. En effet, ce scientologue prétendait avec force devant les caméras que la référence à la Scientologie figurait en bonne place sur les pièces, présentant ostensiblement des supports de même type que ceux incriminés, bien marqués mais qui, bien entendu, n’étaient pas identiques à ceux reçus antérieurement par les chaînes locales, lesquelles, dans ce cas-là, ne se seraient pas laissé piéger.
L’Association internationale des jeunes pour les droits de l’Homme a été fondée en 2001 « en coordination avec le département des droits de l’Homme de l’Église de Scientologie internationale ». Elle s’est par ailleurs fait connaître en France en 2005 avec la création de deux clubs de jeunes dans les 17ème et 12ème arrondissements de Paris et le lancement d’une pétition au Président de la République en faveur de l’application de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en France, et de son enseignement dans les écoles.
La Ligue des droits de l’Homme française réagissait à cette campagne dans un communiqué du 7 juillet 2006 rappelant que « la liberté d’expression qui (prévaut) dans ce pays implique que même la Scientologie puisse s’approprier le thème des droits de l’Homme en direction des jeunes », mais qu’elle entendait « simplement souligner qu’il ne suffit pas de faire référence aux droits de l’Homme pour les défendre dans la réalité ».
On notera que cette incursion dans l’audiovisuel ne constitue pas une première pour la Scientologie. Serge Faubert en narre les premières tentatives dans son livre « Une secte contre la République » [4]. RTL, Radio Nostalgie, et de nombreux "courriers des lecteurs" se sont ainsi laissés infiltrer. Mais le plus fort est lorsque la scientologie s’invite sur les journaux de petites annonces, dans la rubrique "offres d’emploi".
« Vous aimez aider les autres. Rejoignez notre équipe, formation assurée », tel est le texte de l’annonce, suivi d’un seul prénom et d’un numéro de téléphone, publié le 12 janvier 2006 dans le journal gratuit « Paru Vendu ».
Sur le site internet du journal, le même texte est assorti d’une promesse de CDI (contrat à durée indéterminée). Altruisme requis, formation à la clef et emploi assuré : trois bonnes raisons pour un demandeur d’emploi de répondre à une telle proposition, quand bien même l’identité de l’annonceur n’est pas déclinée.
Il fut cependant aisé d’établir que le téléphone était celui de l’Association spirituelle de l’Église de Scientologie d’Ile-de-France et que ce qui était en fait proposé aux personnes intéressées, était de distribuer, à titre bénévole, des brochures de l’organisation dans la capitale et en banlieue. Annonce en trompe-l’oeil, qui avait déjà valu au mouvement un jugement de la Cour d’appel de Lyon le 28 juillet 1987.
Autres temps, mêmes moeurs...


NB : Miss Achtar illustre Vox pop’ !

Visiter son site :
http://www.miss-achtar.net/

Creative Commons License
Cet article et ses dessins sont mis à disposition de tous sous un contrat Creative Commons.

Pour aller plus loin :
-  Les dérives sectaires, rapport 2003
-  Le risque sectaire, rapport 2004
-  Rapport 2005

Lire le rapport 2006 en intégralité :
Voir ici


[1] Dont le site, http://www.laguerisondupasse.com/ se trouve étrangement "not found" à l’heure actuelle, alors qu’une petite requête sur Google prouve qu’il a bel et bien existé, faisant même des adeptes inconditionnels, telle http://monique.garvi.free.fr/index.htm

[2] A ne surtout pas confondre avec Wikipédia, véritable encyclopédie libre : la confusion, jusque dans le graphisme, est bien évidemment volontairement entretenue auprès des internautes

[3] MIVILUDES, Rapport 2005 in « Humanitaire et dérives sectaires »

[4] Ed. Calmann-Lévy, 1993.

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Gaëlle Sartre-Doublet]
[(Lecture philosophique des contes de fées)
Gaëlle Sartre-Doublet, 37 ans, maitrise de Philosophie. Ex-prof auprès d’un public en difficulté scolaire, ex-journaliste à "La Dépêche du Midi", actuelle fonctionnaire territoriale et modératrice du forum de Vox Populi, rédactrice en chef et directrice de publication pour notre webzine jusqu’au 1er janvier 2009, date qui a vu Laure Dupau reprendre le flambeau.


Miss Achtar]
[(Le site de Miss Achtar)
Miss Achtar est taquine, et est bien la seule sur Vox à souhaiter conserver son anonymat... par pudeur vis-à-vis de son entourage ou par crainte d’être enquiquinée par les spammeurs ?
Toujours est-il qu’elle dessine, et qu’elle avait le désir d’illustrer nos articles.
Voilà qui est fait !

 

> MIVILUDES : RAPPORT 2006
18 octobre 2008, par Iris HUELYA   [retour au début des forums]

Bonjour,

J’ai lu avec grand intérêt, dans cet article, votre information sur l’analyse et réinformation cellulaire créée par Michel Larroche, auteur dont je connais quelques écrits.

Certaines personnes de ma connaissance ont déjà bénéficié d’un suivi en analyse et réinformation cellulaire avec des thérapeutes qui utilisent cette technique dans leur pratique, et s’en sont déclarées fort contentes. Il me semble, qu’une technique basée sur les phénomènes de la mémoire cellulaire dont les études commencent à être scientifiquement reconnues, développée par un médecin, basée sur ses recherches et observations, n’offre pas du fait de sa nouveauté raison à dénigrement. A moins qu’il n’y ait des faits réels à lui reprocher, des manquements éthiques. J’aimerais en savoir davantage, car effectivement vos explications ci-dessus m’intriguent. Pourriez-vous m’en dire plus puisque de toute apparence vous en savez un peu plus, vu les commentaires que vous faites et qui dépassent le cadre du rapport de la Miviludes qui reste, quant à lui, très vague et sans précision.

Vous en remerciant par avance,

Iris Huelya Paris & Bruxelles


> MIVILUDES : RAPPORT 2006


Le rapport de la MIVILUDES, très vague et sans précision ?
Par décision du préfet de la région Aquitaine, la SARL, support de cette école, s’est heureusement vue refuser l’enregistrement de sa déclaration en qualité d’organisme de formation, en application du livre IX du Code du travail. Le ministre en charge de la formation professionnelle a confirmé cette décision à la suite d’un recours hiérarchique des intéressés.
Apparemment, pour vous, cette décision de justice et les plaintes qui en ont été à l’origine ne constituent pas en soit une preuve de l’illégalité de certaines des pratiques de ce mouvement. Mouvement qui a par ailleurs affirmé vouloir attaquer la MIVILUDES ainsi que les médias qui s’en faisaient l’écho en diffamation. Nous attendons toujours, mais sa réaction est on ne peut plus logique : comment un tel mouvement peut-il, comme il le reconnaît lui-même, respecter les lois de la République et les associations anti-sectes ? Il ne le peut pas, parce qu’il se sent menacé.
Si ce n’est un aveu, ça y ressemble...
GSD


> MIVILUDES : RAPPORT 2006

22 octobre 2008, par Iris HUELYA   [retour au début des forums]

Merci pour cette réponse. Je suis curieuse par nature ou déformation professionnelle. Plusieurs personnes de ma connaissance qui ont été traitées avec grand succès par des médecins employant cette technique à Paris et à Bruxelles, pour des problèmes rebelles jusqu’alors à tous les autres traitements, sont à mes yeux des exemples pour un travail sérieux qui n’a rien de sectaire ni de dérivatif.

Alors que vous faites par ailleurs un travail journalistique remarquable défendant la liberté des personnes, je suis surprise de lire ici des prises de position agrémentées d’expressions péjoratives qui ressemblent plus à des préjugés qu’à un souci d’information neutre. Pour prendre l’exemple de la déclaration que vous citez, en creusant un peu il s’avère qu’un simple détail d’ordre fiscal s’opposait à l’enregistrement de cette déclaration. Le rapport me parait dans ce sens effectivement assez vague, voire même tendancieux par omission d’information précises. Comme Monsieur Le Tisserand, que je salue pour son approche pesée, il me semble urgent de faire très attention à ne pas faire tort aux personnes avec des jugements hâtifs et pas forcément bien fondés.

Iris Huelya, Empirica - social research


> MIVILUDES : RAPPORT 2006


Bof...
Aucune réponse de ma part ne saurait vous satisfaire, puisque vous adhérez visiblement à ce mouvement. J’ai bien dit mouvement, car si j’employais le terme "secte", je devrais payer très cher pour mes propos. Donc, je ne l’emploie pas.
Ce mouvement, donc, a déjà été condamné par la justice, ce qui visiblement vous est égal. En tant que contribuable, et ne serait-ce que pour ce motif, je me sens non seulement concernée, mais grugée.
Le reste n’est que littérature, à moins qu’en toute déformation professionnelle qui encourage votre curiosité et votre liberté de penser, vous ne nous démontriez le contraire ?
Mais s’il vous plaît : tenez-vous en aux faits (juridiques, s’entend !)
GSD


> MIVILUDES : RAPPORT 2006

4 novembre 2008, par Iris HUELYA   [retour au début des forums]

Bonjour,

Il est certain que votre réponse ne saurait me satisfaire. Bien au contraire, elle alimente ma curiosité, d’autant plus que votre supposition que j’"adhère visiblement à ce mouvement" donne fait preuve d’un certain manque de discernement. Je n’adhère à aucun groupe ni mouvement mais suis et reste résolument indépendante ! Je répète tout simplement, qu’il faut être prudent avec les jugements et suppositions erronées qui peuvent causer grand tort. Comme le sujet a décidément capté toute mon attention, et plus particulièrement votre acharnement manifeste contre le docteur Larroche, j’ai pris le temps d’étudier de près ses livres et ses écrits. Les "traductions" que vous donnez dans votre article pour exprimer dans votre langage ses explications sont à mes yeux de grossières erreurs d’interprétation basée sur des préjugés sans s’appuyer sur ce que dit réellement l’auteur, voire le conférencier. Dans le doute, et comme il ne faut jamais entendre un seul son de cloche, j’ai pris l’initiative d’envoyer un mail à M. Larroche, à travers son site (que je trouve d’une qualité et ouverture remarquables) pour demander une explication quant à une supposée condamnation. Voici sa réponse : "Que j’aurais déjà été condamné en justice est une diffamation grave tout aussi bien que de parler en relation avec mon nom d’un "mouvement" qui aurait fait l’objet d’une condamnation. Il n’y a ni "mouvement", ni condamnation et les plaintes me sont parfaitement inconnues. Je ne sais pas d’où votre rédactrice tire ses renseignements, elle ferait mieux de vérifier ses sources. Encore est-il que ce genre d’agissement est condamnable, car la diffamation publique est un délit pénal." Si l’initiative journalistique de Vox Populi doit rester celle annoncée au départ, je souhaiterais, en tant que lectrice, trouver sur ce site des informations plus fiables.

Iris Huelya, correspondant for social research, Brussels & London

(merci de ne plus utiliser l’adresse mail @orange, car je ne suis plus en France)


> MIVILUDES : RAPPORT 2006


Je tire mes informations de la page 67 du rapport 2006 de la MIVILUDES que vous trouverez ici : http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Miviludes_2006.pdf. Mais comme il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, je vous laisse à vos divagations de diffamation.
GSD
> MIVILUDES : RAPPORT 2006
Il faut c’est certain faire preuve d’un grand discernement quand on souhaite entreprendre une thérapie non classique. En effet s’il y a des gens peu sérieux qui s’improvisent thérapeutes, il y en a aussi beaucoup qui sont très compétents et qui apportent une aide réelle et obtiennent des résultats en utilisant des méthodes et des techniques non classiques. Il y a de même parmi les psychiatres, les psychanalystes, les psychologues reconnus une proportion équivalente d’excellents praticiens et de praticiens peu sérieux ou qui font un métier pour lequel ils ne sont pas faits. C’est la même chose pour la médecine où des réussites spectaculaires côtoient des erreurs grossières qui mettent la vie des patients en danger (j’en ai fait la triste expérience). C’est pourquoi, il faut être très prudent et mesuré dans les jugements portés qui peuvent porter préjudice à des personnes très sérieuses . Le rapport de la MIVILUDE doit également être lu et interprété avec le plus grand discernement. Il y a en effet une très grande différence entre "le risque de dérive sectaire" qui est une éventualité de dérapage qui ne s’est pas produit à la date de la rédaction du rapport, qui ne se produira peut-être jamais, mais qui pourrait éventuellement se produire dans le futur, et une secte avérée pour laquelle des actes délictueux se sont produits et ont été prouvés. C’est pour cela qu’il faut se montrer très prudent dans ses avis et ses conclusions pour ne pas risquer de diffamer ni faire de chasse aux sorcières.


> MIVILUDES : RAPPORT 2006


Ce n’est pas "d’interprétations" dont il s’agit dans les différents rapports de la MIVILUDES, mais de faits sur lesquels elle s’appuie et qui la rendent éminemment (trop ?) prudente.
Mais peut-être ne les avez-vous pas lus ?
Cependant, tout comme vous, Nicolas Sarkozy est très circonspect à l’égard d’une des rares missions interministérielle qui serve à quelque chose. Normal : elle dérange son pote Tom Cruise, adepte de scientologie.
C’est sans doute pourquoi il compte la supprimer......


> MIVILUDES : RAPPORT 2006

5 novembre 2008   [retour au début des forums]

le phénomène des dérives abusives dans les psychothérapies est tres fréquent.Se faire de l’argent sur le dos de la misère humaine est ignoble.les charlatans sont légions dans ce domaine.je trouve que ce n’est pas assez controlé.Le président de la République parlait de l’économie soutéraine concernant les trafiquants de drogues mais ça l’est autant sinon plus chez les charlatans de la santé.Je suis sur qu’il y a d’énormes sommes d’argent qui transmutent dans ce domaine.Tous ces gourous de la santé :psychothérapeutes de tous foire,guérisseurs charlatants,voyants,et mème maintenant néo-chamanes soi-disant,ect,ect,ect...peuvent faire plus de mal que de bien chez de pauvre victimes vulnérables.Sans compter l’argent qu’ils arnaquent inpunément.En ce qui concerne Tout ce qui touchent a la santé ça devrait etre strictement controlé.c’est navrant de voir ou on en est arrivé.Mais bon dieu !quesque le président de la république attends pour ce penché sur ce phénomène grave de société et prendre les mesures qui s’imposent.Il comdamne les trafiquants de drogues en tout genre la délinquance de tout genre alors que tous ces charlatans de la santé continuent a agir en toute inpunités.J’espère qu’il aura une prise de conscience sur ce phénomène grave.
(1/2) 18 octobre 2008, par Iris HUELYA
(2/2) 8 février 2008, par François le Tisserand
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