Les différents lâchers d’ours sèment la pagaille au sein des Pyrénées depuis quelques années déjà.
En effet, loin d’être un animal de compagnie, faut-il malheureusement encore le rappeler, l’ours est un prédateur sauvage qui n’a rien à voir avec les peluches qui chevauchent nos literies.
De ce fait, il est légitime de se poser la question suivante : les autorités gouvernementales ont-elles réellement fait preuve de responsabilité dans une telle entreprise, ou au contraire fait fi des mises en garde incessantes de la population locale ?

Un accident de la route peu banal
L’ourse Franska est morte dans un accident de voiture, télescopée frontalement, jeudi 9 août près de Lourdes...
Franska a été identifiée grâce à la puce électronique qu’elle avait dans l’abdomen et non par son collier émetteur qu’elle avait perdu et qui permettait de suivre ses déplacements.
Faisant partie du "plan ours" écologique lancé en 1996, elle avait été importée de Slovénie et implantée dans les Pyrénées en avril 2006.
L’objectif de ce plan européen est d’avoir une trentaine d’ours dans ce massif d’ici 2008. C’est pour cela que 8 ours slovènes ont déjà changé de patrie, destination la France.
Franska ne sera pas regrettée par les éleveurs puisqu’elle aurait déjà massacré, à elle toute seule - la vilaine ! - près d’une centaine de brebis.
Causant une véritable inquiétude dans la région, elle avait soulevé une grande polémique médiatique. D’un côté les "pro-ours", de l’autre les "anti-ours". Ceux-ci s’étaient réunis fin juillet, lors d’une rencontre avec des élus.
Présente, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait refusé d’envisager la capture ou le retrait de Franska. Elle en assume maintenant les conséquences...
Voici deux interventions assez singulières des uns et des autres :
"
Désolé pour l’animal ! Mais franchement, Franska a été victime de son comportement atypique", a estimé Jean-Louis Cazaubon, président de la chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées. Au nom de ses adhérents éleveurs de brebis, il s’oppose depuis six ans au programme de réintroduction de l’ours.
À l’inverse, le maire de la commune d’Arbas (Hautes-Pyrénées), François Arcangeli, farouche militant de la réintroduction de l’ours commente : "
la mort de Franska, après celle de Palouma l’an dernier, constitue un échec dans ce programme, mais cela ne doit surtout pas menacer tout le programme".
"Avec plus de raison nous aurions le dessus,
si mes confrères savaient peindre"
La Fontaine,
Le Lion abattu par l’homme
Dans ces vers de Jean de La Fontaine, un seul mot serait à corriger : à la place de
peindre, il faudrait mettre
gouverner.
Rappelons premièrement qu’un ours comme une brebis est, au même titre que l’homme, habitant de cette planète, et que par conséquent, on ne fait pas joujou avec la nature comme avec des peluches. Les victimes sont une fois de plus, toujours les mêmes : les animaux.
Secondement, la souffrance animale et l’angoisse humaine n’ont guère été prises en compte par le gouvernement et les écologistes au discours peu magnanime.
En définitive, quelle est encore cette triste fable, cette mauvaise farce que nous jouent nos dirigeants ?
À l’école, les professeurs s’égosillent à dire à leurs élèves que lorsque l’on veut quelque chose, il faut s’en donner les moyens.
Mais encore une fois, peu de moyens pour un grand projet...
En Afrique, on a réussi à parquer dans des réserves naturelles des milliers d’animaux sauvages sur des milliers d’hectares.
Pour sauver les espèces menacées,
l’Afrique n’a pas hésité à engager des sommes considérables, à créer des emplois et à faire appel à des mentors.
En France, ce fameux "projet ours" bénéficie-t-il réellement d’un
financement nécessaire et surtout ingénieux?
On se débat comme des pauvres diables avec 8 ours sauvages à grand renfort de technologie et voilà que Franska perd son collier électronique !
La technologie, même si elle est indispensable, ne permet pas que l’on se passe de l’homme. C’est une lapalissade visiblement inconnue de tels programmes ministériels, mal ficelés, et franchement... ça fiche la trouille !
NB : Miss Achtar illustre Vox pop’ !
Visiter son site :
http://www.miss-achtar.net/

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