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ET DIEU CREA LE WI FI

mercredi 5 février 2003, par Rezki Mammar

Utiliser les ondes radio pour se connecter à Internet, il fallait y penser. Un très haut débit, une connexion sans fil et le tout pour pas un rond ou presque. Avec de tels avantages à la clé, la norme WI-FI est en train de révolutionner l’accès à la Toile. Seule ombre au tableau, la nécessité d’une meilleure législation sur les ondes hertziennes

Le cyberespace va-t-il vivre le grand soir ? Le vieux rêve libertaire d’un réseau accessible à tous n’est plus vraiment un fantasme. Ce miracle a pour nom 802.11b, également appelé WI-FI, en anglais Wireless Fidelity, c’est à dire la " fidélité sans fil ". Grâce à cette norme, on peut aujourd’hui à moindres frais relier monsieur tout le monde à Internet en utilisant les ondes radioélectriques.
Le haut débit ? Un euphémisme : de 11 à 54 Mégabits par seconde, soit quand même dix à cinquante fois mieux que le meilleur des ADSL. L’équipement est simple : on relie une antenne à une connexion haut débit pour la distribuer aux ordinateurs jusqu’à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Pour bénéficier de l’accès, il suffit d’insérer une carte dans sa machine et le tour est joué. La magie des ondes s’occupe du reste.

Libérer les ondes

Mais concrètement qui va pouvoir en profiter ? Il y’a le discours officiel et il y’a le rêve. Commençons par la réalité : le WI-FI existe déjà dans les entreprises, et désormais dans l’enceinte de certains lieux publics comme les gares, les bars ou encore dans le métro. C’est ainsi qu’aux Etats Unis la chaîne de cafés Starbuck a équipé tous ses établissements pour permettre aux clients de surfer sans fil à la patte sur ordinateur portable ou sur le Palm. Et le mouvement ne fait que commencer. La France, très en retard dans ce domaine, commence à suivre le mouvement. Les aéroports de Nice et de Pau disposent désormais d’une couverture. De son côté Roissy Charles de Gaulle tente lui aussi l’expérience d’ici le mois de juin. A terme, que ce soit dans le métro, les universités ou au bureau, le projet a un bel avenir devant lui.
Le wireless peut même devenir un sérieux concurrent pour le téléphone mobile. Certains spécialistes comme le Suédois Jonas Lind, de la Stckholm School of Economics proposent carrément de mettre l’UMTS à la poubelle et de le remplacer par le WI-FI. Le débat ne fait que commencer.

Mais la loi n’autorise l’usage de la norme WI-FI qu’à l’intérieur des bâtiments et à titre privé. Motif : la fréquence utilisée, 2,4 Ghz est réservée à un usage militaire. Qu’à cela ne tienne, aux Etats Unis le mouvement des wifistes et des libertaires de tous poils tente de passer outre les règles afin de créer des réseaux d’accès gratuits à destination d’un public local. Ce faisant, ils inventent l’Internet sans fournisseur d’accès. Les Français ne sont pas en reste. L’Association Wireless dispose actuellement de 900 bénévoles, dans 300 villes de l’hexagone.

Réduire la fracture numérique

Mais pourquoi diable empêcher le commun des mortels de profiter du Net sans débourser un sou ? Les fournisseurs d’accès ont tout à perdre à une telle gratuité, mais pas seulement eux. Officiellement, l’Autorité de régulation des télécommunications (ART) a assoupli les règles d’usage du WI-FI le 7 novembre dernier. Désormais, toute personne physique ou morale peut déposer une demande auprès de cette institution, à condition de limiter la puissance d’émission. Autre contrainte : l’usage reste limité à 38 départements.

Le fait est que les ondes sont exclusivement réservées à l’usage des militaires, alors surfer sur la fréquence 2,4 Ghz c’est marcher sur les plates bandes de la Grande muette. Mais que l’on se rassure, la tendance irréversible est à la libéralisation des ondes radio un peu partout, en particulier en Europe.

Autres prétendants à l’Internet sans fil, les oubliés du haut débit, à savoir les habitants des zones rurales non couvertes par les opérateurs. Ceux que l’on pourrait appeler les victimes de la " fracture numérique ". Les collectivités peuvent aujourd’hui postuler pour créer des zones d’accès WI-FI. Là encore le mouvement a été initié aux Etats-Unis par des localités comme Seattle, Jucksonville ou encore Long Beach en Californie, Ces municipalités pionnières ont décidé de se retrousser les manches pour raccorder les habitants au haut débit pour un coup d’environ 2 500 dollars par an, une modique somme pour relier sa population au cyberespace. Qu’attendent donc les maires français ?É

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