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QUATRE INTERMITTENTS AU PROCÈS STAR ACADEMY

vendredi 24 mars 2006, par Rezki Mammar

Si les intermittents du spectacle manifestent souvent lors d’événements culturels, ils le font aussi sur les plateaux de télévision. La plupart du temps, les choses se passent bien. Sauf à Star Ac’, où quatre militants ont été la cible d’agents de sécurité. Résultat : des coups et blessures, avec en prime une plainte de l’émission contre les quatre activistes. Le procès a lieu le 28 mars prochain, trente mois après les faits.

Les incidents se déroulent le 18 octobre 2003. Des intermittents investissent les plateaux de l’émission Star Academy à la Plaine Saint-Denis (93). Pour les manifestants, il s’agit d’un symbole puisque Star Ac’ représente l’archétype de l’émission modèle en matière de flexibilité du travail. C’est aussi un tournant pour la profession : depuis juin, les intermittents dénoncent le nouveau protocole d’accord de l’Unedic. En ce mois d’octobre, le secteur de l’audiovisuel se mobilise à son tour.
Au début, tout porte à croire que l’intervention se passe bien. Le public applaudit même les nouveaux venus. L’animateur accepte qu’un des intervenants lise un communiqué. En coulisses en revanche, les choses vont déraper. Des agents de la sécurité bloquent le gros des troupes et ont recours à la violence. Selon les syndicats : "Suite aux coups portés par ces vigiles, plusieurs intermittents blessés et traumatisés sont conduits aux urgences médico-judiciaires", dit un communiqué de la Confédération des intermittents et précaires d’Île de France (CIP-IDF). On compte quatre blessés, contre lesquels Star Academy porte plainte.

Des cas d’espèces

D’autres manifestations ont déjà connu une dispersion par la force et des suites judiciaires. Cela fut le cas notamment en mai 2004 lors du Festival de Cannes. Face à l’occupation d’un cinéma, la police fait évacuer les militants par la force. Les intermittents décident alors de manifester devant le commissariat de la ville, mais les forces de l’ordre les chargent à nouveau. Ce jour-là, un caméraman de France 3 est malmené par les policiers et son matériel endommagé. Mais l’affaire se termine par un non lieu du tribunal de Grâce.
Les organisations professionnelles d’artistes dénoncent une violence délibérée : "Nous dénonçons le fait que le pouvoir en place et les forces de l’ordre ont tendance à faire des cas d’espèces et à transformer cela en affaires de droit commun" explique Claude Michel, secrétaire de la CGT Spectacle. Dans les rangs des artistes, on parle de "criminalisation des mouvements sociaux". Les syndicats appellent à un soutien des quatre inculpés le 28 mars.

Pour aller plus loin :
- "Violences dans les coulisses de la Star Ac’ : qui aura le dernier mot ?", vendredi 28 septembre 2007, par Gaëlle Sartre-Doublet.

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