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40 000 PERSONNES CONTRE LE CPE À TOULOUSE

mardi 4 avril 2006, par Gaëlle Sartre Doublet, Patrice Borel

Mardi 4 avril. Il fait un temps splendide pour aller battre le pavé. La rumeur affirme pourtant que le mouvement va s’essouffler après la dernière prestation chiraquienne. Les facs, notamment l’université Paul Sabatier qui fut l’une des premières à monter au créneau, commenceraient à en avoir marre. Armée d’un appareil photo et d’un complice de Vox Pop’, Patrice Borel, farouche activiste anti-CPE, je décide d’aller en juger par moi-même.

Première impression : j’ai le net sentiment que nous ne sommes pas tout seuls. Des petites grappes d’individus, pancartes, tracs et banderoles à la main, convergent toutes vers le centre ville.
Chemin faisant, Patrice m’expose les opérations "péages gratuits" auxquelles il a participé pendant la semaine.
Pour emmerder son monde, il a choisi la file "télépéage", afin de croquer du bourgeois. Si la plupart étaient ravis de ne pas payer, il reconnaît être tombé sur quelques spécimens à ce point attachés à leurs "valeurs" qu’ils insistaient pour financer les compagnies d’autoroute.
Nous arrivons enfin. La marée humaine, qui part de Jeanne d’Arc, arrive tambours battants place Arnaud Bernard.


Comme toujours à Toulouse, l’ambiance est festive et les fanfares disputent la vedette aux slogans dévastateurs : "CPE ou Comment Perdre les Elections" affirme ainsi sobrement une pancarte.
D’autres sont beaucoup plus "trash" :




Les chercheurs, enseignants et personnels Iatos ne sont pas en reste :

Un chapeau retient mon attention : on dirait du Queneau !

La foule est impressionnante. Difficile de mesurer l’étendue de la révolte :



Nous croisons la CGT et Lutte Ouvrière. Ne parvenant pas à voir la fin du cortège lorsque nous arrivons pont des Catalans, je leur demande combien on est. Les syndicalistes l’ignorent encore, pensent cependant que nous sommes "plus que la dernière fois" et me conseillent d’attendre 17 heures pour un début d’estimation. Nous sommes cernés par les journalistes, mais aussi par les RG et la police.

Partant du principe que mes "collègues" n’en savent vraisemblablement pas plus que moi, je me dirige vers un type qui m’a tout l’air d’un flic relié à une oreillette et m’arme de mon plus charmant sourire :
"Excusez-moi. Pourriez-vous me dire à combien de personnes est évaluée cette manifestation ?".
Surpris, l’homme bredouille : "Heu... on m’a dit 40 000 selon les dernières estimations".

In petto, je me dis illico que les syndicats brandiront certainement le chiffre de 80 000 en fin de journée.
Ravis de la vue, Patrice et moi décidons de stationner un moment pont des Catalans pour voir défiler le cortège.
Une camionette passe, sono à fond et rébus au train : un cèpe, des œufs et ce slogan "Villepin, tu peux juste compter dessus pour t’en faire une omelette".

PS : merci à nos copains les RG, qui affectionnent les 306 et 307 (ils ont du avoir des prix) et ont ouvert comme fermé ce cortège printanier :



Seraient-ils eux aussi contre le CPE ? :-)

Pour aller plus loin :
La suite n’est pas franchement primesautière...
Le 6 avril dernier, les étudiants ont moins rigolé :
deux d’entre eux ont fini aux urgences, frappés par la Brigade anti-criminalité (BAC) sans motifs réels ; trois autres ont été molestés.
Des faits, confirmés par Sud-rail Midi-Pyrénées, et par un témoignage (audio), recueilli par Vox Populi, qui paraissent indéniables.
NB : au 15/04/06, L’Huma et Libé ont également relayé cette confrontation musclée...

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