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ÉMISSION RADIO N°12

VIOLENCES POLICIÈRES À TOULOUSE-MATABIAU

jeudi 13 avril 2006, par Patrice Borel, Rezki Mammar

Un rapport de la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité), publié hier, affirme que les brutalités policières augmentent de façon significative depuis deux ans. Pour corroborer ses dires, voici l’expérience d’un étudiant qui en a fait les frais, confronté à la BAC (Brigade anti-criminalité) dans le cadre des luttes contre le CPE pour avoir voulu... bloquer des trains !
Le jeudi 6 avril dernier, les étudiants des trois universités de Toulouse, ainsi que des lycéens et des personnels occupent la gare dans le cadre de leur lutte contre la loi dite de l’égalité des chances. Pour la première fois à Toulouse depuis le début du mouvement, on assiste à des violences policières. Un tournant est amorcé.
Vox-Populi est allée interviewer Jean, étudiant en 2ème année à l’Université Paul Sabatier, en filière Staps.

Télécharger l’émission (durée : 15 minutes 21 secondes). 3,5 Mo

Pour aller plus loin :
Lire le rapport de la CNDS
Un communiqué de Sud-rail Midi Pyrénées le 6 février (sur HNS-Info.net) relève lui aussi l’attitude violente des forces de police.

Dernière heure :
Lu dans l’Humanité, édition du 13 avril 2006, un article relatant les mésaventures du prétendu "jeteur de pierre" :
David Fourcade s’est défendu d’avoir pris part à des actes de violence contre qui que ce soit. Il témoigne ainsi de son interpellation : « Alors que je me trouvais en queue de manifestation pour faciliter la circulation automobile, les policiers m’ont entouré en me disant qu’un des leurs m’avait reconnu après, prétendument, avoir jeté sur lui une pierre jeudi dernier lors de la manifestation sur les voies ferrées en gare Matabiau ; déjà ce 6 avril ils m’avaient menacé en me disant que, même si je n’avais rien fait, ils me trouveraient quand même quelque chose. » Au commissariat, David est interrogé et confronté au policier. « Ce dernier m’aurait reconnu en raison de ma veste verte, or j’ai pu leur assurer en leur demandant de vérifier sur les images d’une télévision locale que lors de la manifestation à la gare je ne portais pas cette veste-là. »
Lire la suite

Dernière heure bis au 05/07/2006, toujours dans l’Huma (Il n’y a qu’eux qui en parlent ou bien ?) :

"Une enquête de la police des polices est en revanche ouverte sur les agissements répressifs de la brigade anticriminalité lors de l’occupation des voies ferrées de la gare Matabiau.
Quelques minutes à peine après les plaidoiries des deux défenseurs, la présidente du tribunal correctionnel a prononcé, hier matin, la relaxe pour tous les quatre, en raison de « faits non avérés ». Dans son réquisitoire, la représentante du parquet avait demandé pour chacun 500 euros d’amende. Antoine, dix-neuf ans, étudiant en informatique, Romain, vingt et un ans, en biologie, Nicolas, vingt et un ans, en éducation physique et sportive, et Frédéric, dix-neuf ans, lycéen, étaient poursuivis pour avoir occupé les voies ferrées SNCF aux côtés de plusieurs centaines de jeunes opposés au CPE lors d’une manifestation le 6 avril dernier en gare Matabiau.
Ils étaient accusés d’avoir « contrevenu aux dispositions concernant l’intégrité des voix ferrées et entravé la circulation des trains ». Une accusation fondée sur des textes, dont un datant de mars 1942, interdisant « le stationnement de voitures ou d’animaux », comme le note Me Raphaël Darribère, dénonçant « la singularité et l’injustice » des poursuites.
Les quatre jeunes reconnaissent tous avoir participé à l’action de blocage de la voie ferrée à l’issue de décisions majoritaires prises en assemblée générale dans les universités toulousaines. Ils assument pleinement leur présence dans les puissantes mobilisations contre le CPE, tout en refusant d’être considérés comme des meneurs du mouvement.
Si cette manifestation du 6 avril, à la gare Matabiau, frappe toujours les esprits à Toulouse, on le doit en revanche à l’intervention particulièrement violente et provocatrice des forces de police à l’encontre des jeunes manifestants. Les quatre témoins cités par la défense apportent une série d’éclairages qui en disent long sur la volonté de répression du pouvoir qui s’obstine alors contre vents et marées, et surtout contre l’immense majorité de l’opinion publique, à maintenir la loi prétendue « d’égalité des chances ».
Conducteur SNCF et élu CGT, Éric Ferreres, qui, ce jour-là, tente de jouer les médiateurs, confirme qu’un accord avait été validé par la direction régionale de la SNCF et les jeunes manifestants. Ces derniers acceptant de quitter les voies en échange d’une prise de parole dans le hall de la gare afin d’informer le public sur le sens de leur lutte. « La police est passée outre, elle est alors intervenue pour une évacuation hors du commun avec une violence extrême. » Simone Lantin, responsable administrative à l’université du Mirail et mère de deux jeunes engagés dans la lutte anti-CPE, raconte comment elle a vu les policiers en civil, placés derrière les cordons de CRS, frapper durement des jeunes à coups de matraque. « Des jeunes tombaient, des gens hurlaient, des chaussures volaient. » Laure, étudiante et manifestante, dénonce aussi la violence policière. « Ils nous ont encerclés et nous ont serrés comme dans un étau, nous tombions les uns sur les autres. » Même constat du côté d’Hervé Larroze, maître de conférences : « Nous pouvons tous témoigner qu’il y a eu volonté de réprimer fortement alors que les jeunes restaient pacifiques. Le commissaire divisionnaire n’était pas là pour négocier mais pour aller à l’affrontement. »
L’autre défenseur, Me Julien Brel, revient sur le contexte politique et revendicatif au moment de l’action à la gare Matabiau. « En face de manifestations en France toujours plus massives, le gouvernement s’arc-boute alors dans une position intenable : il veut faire des exemples en sanctionnant fortement des jeunes et demande à la justice de venir à sa rescousse. » Les deux avocats se félicitent d’apprendre le matin même dans la Dépêche du Midi que l’inspection générale de la police enquête sur les agissements à Toulouse de la brigade anticriminalité (BAC) lors de cette manifestation.
« Toute la lumière doit être faite sur les violences policières, les enquêtes en cours doivent établir clairement les responsabilités », exigent les animateurs des collectifs antirépression de la région toulousaine venus hier matin soutenir les quatre étudiants"
. [1]

Dernière heure ter au 4 juillet 2006 : les 4 étudiants ont été relaxés.


[1Alain Raynal, pour le journal l’Humanité.

Messages

  • Ces faits ne sont pas uniques. D’autres se sont produits en France. Les grands médias ont été prompts à relayer les informations sur "les casseurs" dans les manifestations ; par contre, il y a un nombre considérable de faits qui sont tus, ignorés, alors qu’ils sont importants pour savoir dans quel pays nous vivons. Ces violences policières ont pour corrollaire le silence des TF1, France 2... L’un des principaux objectifs d’une action populaire et d’une réforme organisationnelle en France doit être le contrôle POPULAIRE de ces grands médias, afin d’assurer une liberté, réelle, de parole et d’information.

    Voir en ligne : L’action littéraire

    • Oui, et il s’agirait de commencer par les chaines publiques France Télévision. Mais on est loin de l’indépendance du pouvoir médiatique par rapport au pouvoir politique alors même que l’indépendance de la justice est sérieusement remis en question à ce jour (Vox-Populi peut prévoir de futurs articles sur ce sujet !) : Comment être sur des avancées citoyennes alors que nous sommes en recul sur des aspects aussi fondamentaux ? Comment donner une vision positive de la citoyenneté alors qu’on joue la défense ? Comment réhabiliter la démocratie en mouvement dans la rue face à la défection et à la mauvaise foi des institutions dites démocratiques ?
      Il me semble bien, pourtant, que chacune de nos républiques sont nées suite à des mouvements de résistance ou de soulèvement ?
      Pour revenir sur le sujet des grands médias institutionnels : Aujourd’hui, il faut espérer que l’internet et des webzine comme le notre peuvent être des relais aux idées citoyenne, comme la révolution de l’imprimerie a pu permettre, jadis, aux Lumières de démocratiser leurs idées.

  • Des demeurés de nazillons qui bloquent des transports, des facs, qui cassent, donc qui gachent la vie de millions de citoyens n’ont ce qu’ils méritent ! J’ai trouvé personnellement la police trop laxiste !

    • Bizarre...
      Vous êtes donc contre un rapport national.
      Si je vous comprends bien, ou ce rapport est faux (sous un gouvernement UMP) ou il est vrai (mais vous le refusez).
      Merci d’avance de bien vouloir nous éclairer sur votre point de vue.
      J’avoue que je me perds en conjectures...

    • Ces jeunes gens, des nazillons ? Ou bien vous êtes dans la confusion morale et politique la plus totale, ou bien vous êtes l’un de ces provocateurs d’extrême-droite qui voient ceux qu’ils voudraient voir, et font semblant de les dénoncer, alors que ce n’est pas "nazillons" que vous voudriez vraiment écrire et dire, mais "cocos" sans doute... J’aime bien ce genre de formule à la Jean-Pierre Pernaud, "qui gâchent la vie de MILLIONS de citoyens" - gâcher et millions..., deux exagérations, marseillaises ou d’extrême-droite...

      Moi, j’ai trouvé que le peuple est trop... laxiste avec la police, et le pouvoir..., vous voyez, nous ne partageons pas les mêmes valeurs. C’est vrai qu’avec un M16, on pourrait en faire des vilaines choses à l’égard d’individus qui placent cette arme sur un piédestal : curer les dents, chatouiller les pieds, ou leur faire humer l’odeur de la poudre ?...

      Voir en ligne : L’action littéraire

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