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ARDISSON, PLAGIAIRE TOUT-PUISSANT DE LA TÉLÉ ET DE L’ÉDITION ?

Dans un ouvrage attendu, Jean Robin détaille un système idéologico-visuel

dimanche 21 mai 2006, par Jean Christophe Grellety

Depuis de nombreuses années, l’orée de la nuit du samedi soir, une nuit de repos et de fête pour beaucoup de Français, est occupée, sur France 2, par une prétention : "Tout le monde en parle".
To be or not to be un invité serait, selon le maître de cérémonie, un must...
Sur ce faiseur de rois, Jean Robin a enquêté.

ARDISSON FAIT PEUR...

VP : Dans votre ouvrage, vous racontez l’histoire de votre propre livre, concernant son édition. En effet, des maisons d’édition françaises ont, toutes, refusé le manuscrit, au motif qu’Ardisson pourrait nuire à leurs intérêts. Mais n’y aurait-il pas une peur supplémentaire, personnelle ? En effet, vous avez analysé les émissions animées par Ardisson, et vous vous êtes sans doute rendu compte qu’il dispose de fiches sur lesquelles sont portées des informations sur ses invités, à propos de leur vie, de leur caractère. Certains invités sont même estomaqués par les informations qu’il énonce. Dans un pays aussi fiché que la France par les Renseignements Généraux, on peut penser qu’il a des amis précieux...

JR : En effet, c’est une hypothèse tout à fait plausible. J’aurais pu parler dans mon livre de cette personne que j’ai rencontrée un peu par hasard, au début de mon enquête, et qui m’a fortement déconseillé d’enquêter sur Ardisson, car je prendrais un risque pour ma vie...
A partir du moment où l’on a baigné comme lui dans le monde de la nuit, on a forcément des amitiés issues de ce monde, qui n’est pas connu pour être le plus tendre.
Ce qui est encourageant, c’est que, cette fois, les médias semblent ne pas vouloir ignorer mes travaux (déjà Libération, France Inter, Charlie Hebdo, 20 Minutes, en ont fait état), comme ils l’avaient pourtant fait en septembre dernier avec mes révélations sur le mensonge d’Ardisson sur son plagiat.
Ce n’est pas encore le 20h de TF1 ou de France 2, mais je ne désespère pas de faire un jour une télé...
Pour parler de la télévision, ce serait mieux, non ?

VP : Vous évoquez souvent ses réseaux, mais savez-vous qui sont les amis et les soutiens les plus importants d’Ardisson dans les milieux journalistiques et politiques ?

JR : Mon enquête se base à 99,99% sur des sources publiques, je n’ai interviewé personne, je n’ai fouillé dans aucune poubelle, j’ai voulu en rester à ce qui était public. Pour deux raisons simples : tous ceux que j’ai approché ne souhaitaient pas parler, même sous anonymat ; et je voulais comprendre ce que chacun d’entre nous avait pu voir sans nécessairement l’analyser.
Une des forces de la télévision, et ceux qui la font le savent très bien, est la capacité d’une image nouvelle à remplacer la précédente. D’où l’intérêt d’une émission comme "Arrêt sur Images", d’ailleurs.
Mais pour répondre à votre question, les soutiens, amis et autres réseaux dans la télévision sont très changeants, parfois du jour au lendemain. Les alternances politiques jouent énormément, de même que les évictions, mises au placard ou nominations à de nouvelles fonctions dans les chaînes.
En ce qui concerne Ardisson, on peut dire sans trop se tromper que son 1er réseau est celui qu’il maîtrise, pour l’avoir créé : toute la sphère qui tourne autour de Laurent Ruquier. Ensuite, on peut citer les "Nouveaux Philosophes" et notamment BHL. Enfin, je citerai Canal +, maison dont il a invité le plus grand nombre de personnalités au cours de ces 5 dernières années, par comparaison avec les personnalités issues des 3 chaînes de France Télévisions réunies...

UNE INDULGENCE CATHODIQUE ?

VP : Votre livre s’intitule « Ils ont tué la télé publique ». Vous vous êtes donc focalisé sur celle-ci. Mais si la télé publique a connu les dérives que vous analysez et dénoncez, c’est que deux chaînes privées ont été, pour l’une créée, pour l’autre, transformée : Canal Plus et TF1. Et c’est cette dernière qui donne le la, télévisuel, économique, humain, dans ce système qui a acquis une puissance exceptionnelle au fur et à mesure de ces années.
Or, TF1 n’est tout de même pas un modèle de vertu, si nous n’oublions pas, par exemple, la fausse interview de Fidel Castro par Patrick Poivre d’Arvor. Qu’avez-vous à dire sur ses dirigeants, ses programmes ?

JR : Je trouve les dirigeants de TF1 plus honnêtes et francs que ceux de France Télévisions. Quand Le Lay affirme publiquement qu’il vend du temps de cerveau disponible pour Coca, il dit ce qu’il fait, et fait ce qu’il dit. Or France Télévisions fait exactement la même chose, mais ses dirigeants et animateurs se cachent derrière une pseudo-éthique du service public qu’ils respecteraient, alors qu’il n’en est rien. J’ai démontré que le journal de Claire Chazal pouvait être davantage qualifié de JT de "service public" que celui de Béatrice Schönberg. De plus, celle-ci est mariée à un ministre important du gouvernement. Si le cas s’est produit sur TF1 avec Anne Sinclair, mariée à Dominique Strauss-Kahn, lorsque ce dernier a accédé au Ministère de l’Economie, Anne Sinclair a démissionné de son poste à TF1.
Ma perspective est celle du service public. Or, j’ai remarqué que TF1 faisait souvent plus de service public que le service public lui-même. Vous évoquez D’Arvor et Castro, mais d’une part, Montebourg a attaqué d’Arvor en justice à ce sujet et il a été débouté ; d’autre part, je trouve plus grave ce qu’ont fait Pujadas et Mazerolle sur l’histoire de Juppé, "il se retire de la politique", simplement pour aller plus vite que TF1. Parce que TF1 n’est pas fait dans le cadre du service public, alors que France Télévisions l’est. De surcroît, nous payons tous ses programmes, contrairement à TF1 qui se finance uniquement par la pub et les contrats apportés indirectement à Bouygues.
Ma conclusion est donc la suivante : France Télévisions, c’est du sous-TF1, l’hypocrisie en plus. Quant aux raisons qui expliquent cette situation, il me semble que nous sommes passés dans la télévision française du tout-Etat au plus d’Etat du tout, et c’est pourquoi j’appelle dans la conclusion de mon livre à changer radicalement de stratégie.

VP : Votre ouvrage apporte des preuves concernant la passion d’Ardisson pour le plagiat. Et pour ce "Louis XX" dont il se dit si fier, il y a plus encore : vous indiquez que, en raison de sa construction, de ses informations comme de ses sources, Ardisson n’a pas pu écrire cet ouvrage, en tout cas seul, et que, en somme, un « nègre » a réalisé le travail. Or, il semble que ce soit monnaie courante à Paris...
Pensez-vous qu’une enquête journalistique permettrait de trouver l’identité de ces « nègres » qui perçoivent des émoluments, mais participent également à un système généralisé de mensonge public ?

JR : Je tiens à préciser que, à aucun moment, dans mon livre, je n’affirme ni ne sous-entend qu’Ardisson a bénéficié du travail d’un nègre. Je démontre que "Louis XX" est un plagiat, preuves à l’appui, et j’ajoute qu’une partie de ce livre est une pure théorie du complot, digne de celle de Thierry Meyssan (à qui il donnera en 2002 la légitimité de la télé publique française).
Il faut savoir que les nègres sont liés aux auteurs et aux maisons d’édition par des clauses qui leur imposent le silence, et c’est ce qui protège ce petit système qui fait vivre une partie de l’édition depuis des dizaines d’années.
La logique économique sous-jacente est évidente : les gens connus n’ont pas le temps, ou le talent, ou les deux pour écrire des livres, mais c’est leur nom qui fait vendre. Le nègre, lui, n’est pas connu et cherche d’une part à gagner de l’argent et d’autre part à mettre un pied dans le système de l’édition, dans l’espoir souvent d’être remarqué par les gens de la profession et se voir proposer un projet de livre sous son nom...
L’Homme Politique qui voudra changer ce fonctionnement devenu une tradition aura bien des soucis, à mon humble avis.

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Jean Robin. Photo d’Emmanuelle Bousquet


QUELQUES RÉVÉLATIONS...

VP : Votre ouvrage apporte quelques révélations. Deux concernent des invités de TLMEP. Vous revenez sur la manière dont Ardisson a organisé l’éreintage de Renaud Camus, mais également sur la façon dont Salman Rushdie a été menacé de mort sur le plateau de l’émission par Sami Naceri - sans que ce fait scandaleux ait entraîné la moindre conséquence pour l’émission et son animateur.
Ce qui est fascinant dans le système médiatique et politique, c’est finalement la capacité de quelques puissants à disposer d’une impunité exceptionnelle. Est-ce que cette impunité ne tient pas à une « interdépendance » entre ces différents acteurs des pouvoirs politiques français, parce que les uns ont des documents sur les autres et inversement ?

JR : Mon enquête ne porte pas sur ce sujet, et mes conclusions n’ont rien à voir avec cette hypothèse que vous formulez. Peu m’importe le niveau d’interpénétration entre politiques et médias. Ce qui m’a intéressé, c’est de dresser un constat à partir de faits indéniables que j’ai identifiés, et d’en tirer des conclusions - voire des propositions.
Ma conclusion générale, la voici : en plus d’une crise économique, comme en 1996, [1] France Télévisions doit faire face à une crise morale sans précédent.
Alors que Jean-Luc Delarue a symbolisé la première (lui qui est d’ailleurs toujours fidèle au poste), c’est Ardisson qui symbolise la seconde, assurément. Et ma proposition, c’est que tout cela ne puisse plus arriver. Dès lors, il s’agit selon moi de se donner les moyens politiques de changer les choses. C’est loin d’être facile pour une classe politique encore trop largement dépendante des médias pour exister.
Par ailleurs, je tiens à dire que mon ouvrage contient bon nombre de révélations, mais que les deux que vous citez n’en sont pas vraiment : je me suis contenté de rapprocher des éléments d’informations éparpillés. Par contre, sur le plagiat de "Louis XX", sur l’analyse de 1667 invités de "Tout le monde en parle", sur le rôle de Canal+ au sein de la télé de service public, sur l’obsession des juifs d’Ardisson, sur la théorie du complot et notamment dans "Louis XX", il s’agit de véritables révélations que je n’ai encore lues ni entendues nulle part ailleurs.

VP : Des lecteurs de votre ouvrage veulent absolument affirmer ou vous entendre reconnaître que vous êtes un intellectuel de droite. Il faut dire que vous utilisez une balance politique dont l’équilibrage surprend. Par exemple, vous estimez que la référence politique majeure de la bande à Ruquier est l’extrême-gauche. Et cette extrême-gauche, vous semblez la massifier et la critiquer en bloc. Mais il se trouve que je suis un télespectateur de cette émission, pas assidu ni quotidien, mais qu’il m’arrive de la regarder : parfois, j’y découvre des personnalités dont je n’avais pas entendu parler ailleurs, et l’humour sur la vie sociale et politique française y est réelle (même si rien n’est parfait, même si la médiocrité est aussi au rendez-vous, sans parler de la flatterie des invités people). Mais à mon sens, la référence politique de la bande à Ruquier, qui est faite de diversité, est plutôt la droite, ou le centre droit (actuellement en tout cas).
Récemment, j’y ai vu et entendu des hommes politiques de droite, flattés, considérés, appréciés, et des hommes politiques de gauche être très critiqués. Pour que la controverse ne soit pas stérile, l’une des méthodes de Arrêt sur Images consiste à compter les faits : les passages, les mots utilisés, le ton...
Poursuivez-vous ce travail (que vous avez utilisé pour votre ouvrage) ? Et pour revenir à Ruquier et sa bande, ne faudrait-il pas aussi mettre en cause le cumul des animations de télévision, sans compter que ces gens là, comme de tous ceux dont vous parlez, et dont certains sont là depuis trente ans (Drucker) ou 10 ans (Delarue) n’ont jamais été élus mais recrutés sur des critères obscurs ?

JR : Sur Ruquier et sa bande, j’ai effectué une analyse assez rapide (car facile) des tendances politiques affichées des chroniqueurs. A part Claude Sarraute, mariée à feu Jean-François Revel, un éminent intellectuel classé à droite, tous les autres se réclament plus ou moins clairement de la gauche ou de l’extrême-gauche, de Gérard Miller à Christophe Alévêque en passant par Isabelle Alonzo, Pierre Bénichou et Ruquier lui-même.
Seule exception, mais en trompe-l’oeil : Steevy Boulay.
Il dit avoir pris sa carte à l’UMP, mais il suffit de réfléchir deux secondes pour voir l’effet désastreux et caricatural pour l’UMP qui est recherché à travers la mise en avant de Steevy, le simple d’esprit. J’y ai consacré une note sur le blog du livre.
Pour ce qui est du cumul, franchement il ne me dérange pas, à partir du moment où ces animateurs respectent les valeurs du service public ! Quelqu’un comme Drucker par exemple m’indiffère totalement. Il fait son job sans injecter dans le débat des valeurs contraires à celle du service public. Mais il est sûr que la légitimité des animateurs-producteurs doit être remise constamment en question, car ce n’est qu’une légitimité cathodique, et disproportionnée par rapport à l’influence dont ils jouissent et par rapport à la légitimité dont seraient censés jouir les représentants politiques.

VP : Dans votre ouvrage, vous affirmez que le catholicisme d’Ardisson est une comédie honteuse. Mais le catholicisme, malgré l’unité de cette expression et de sa représentation, n’est pas univoque. Il y a des catholiques croyants, des catho-sociaux, des cathos ultramontains...
Mais ce qui est certain, c’est que, en France, aujourd’hui encore, être catholique vous ouvre plus de portes que cela ne vous en ferme. Il y a des réseaux. Sans compter qu’il existe un aspect concernant Ardisson que vous n’avez pas analysé en profondeur : son monarchisme, et donc son culte de la noblesse française. Or, celle-ci est consubstantiellement catholique. A la télévision, et dans le pouvoir politique, chacun peut le vérifier, ils sont nombreux, et cela favorise ce que j’appelle une république catho-laïque.
N’est-il donc pas compréhensible que, dans cette situation, et même surtout dans cette situation, la tranche horaire du samedi soir soit octroyée sur le service public à une grenouille de bénitier ? Parce que, comme par hasard, ce n’est en tout cas pas à un Républicain vertueux et irréprochable que cette responsabilité a été confiée. Dans votre ouvrage, vous tentez de comprendre le réseau des références et des idées d’Ardisson.
Mais si l’on analyse sa psychologie à l’oeuvre, ce qu’elle suppose, ce qu’elle distille, elle est parfaite pour celles et ceux qui aujourd’hui gèrent le pouvoir : relativisme, cynisme, doctrine des impuissances civiques face aux puissances « secrètes ».

JR : Je n’ai pas poussé ma réflexion jusque-là, pour la simple raison que j’estime qu’au-delà d’où je suis allé, c’est-à-dire déjà relativement loin dans l’interprétation, ce serait aller trop loin. Mais enfin, si l’on prend les faits, force est de constater que celui qui est pressenti pour remplacer Ardisson est un autre monarchiste affiché, à savoir Stéphane Bern. On ne peut pas ne pas faire le rapprochement. Sans doute l’aurais-je fait, et me serais-je lancé dans votre interprétation si l’actualité récente s’était produite au moment où je l’écrivais.
Mon interprétation s’est toutefois limitée à constater qu’Ardisson brouille son image, d’une part en affichant des valeurs propres à une droite réactionnaire (catholique papiste, monarchiste, etc.) et d’autre part en favorisant sur son plateau des idées contraires. Cela contribue à produire de la propagande glauque, un terme inventé par des sociologues en infocom, pour qualifier des émissions comme celle de Fogiel ou d’Ardisson. Je laisse les lecteurs que tout cela intéresse découvrir en détail de quel genre de manipulation il s’agit.

ET L’AVENIR ?

VP : Vous revenez sur "la crise de 1996", et vous indiquez qu’elle n’a servi à rien, c’est-à-dire que les dirigeants des chaînes publiques n’en ont tiré aucune conséquence positive. Le président de France Télévisions qui fut responsable de cette dérive extraordinaire, Jean-Pierre Elkabbach, est même devenu chroniqueur dans l’émission de Michel Drucker, "Vivement dimanche" (en sus de toutes ses autres fonctions, à Europe 1, Public Sénat...).
En somme, même un scandale n’atteint pas les "gens de télévision". Il semble donc que nous ne devions guère être optimistes concernant des évolutions démocratiques de ce système.
Qu’est-ce qui pourrait changer la donne actuelle, face à ces pouvoirs bétonnés, immobiles, solides ?

JR : Encore une fois, pour moi ce n’est pas un problème de personne, mais de système. C’est toute la différence entre la IVème et la Vème République : la IVème était impuissante, perpétuellement en crise ; la Vème a apporté la stabilité et la possibilité de diriger le pays, même si elle n’est évidemment pas parfaite. C’est la même chose avec l’actuelle télévision de service public, à l’agonie depuis plus de 10 ans, et la télévision publique que j’appelle de mes voeux en conclusion du livre. En deux mots, il s’agit de vendre toutes les chaînes de pseudo-service public (qui ne sont en réalité que des chaînes du privé qui s’ignorent), de garder les meilleurs éléments et de créer avec l’argent récupéré une chaîne d’Etat, dont la mission soit double : traiter les thèmes du service public (culture, intérêt général, intérêt du pays et de l’Europe, etc.) d’une part, enquêter sur tous les autres médias, télé comme radio et presse, d’autre part. Ce deuxième objectif peut paraître anodin, mais je prétends que seul l’Etat peut réguler ce marché médiatique aujourd’hui à la dérive car laissé sans garde-fou.
Par ailleurs, j’appelle également à la création d’un organisme de déontologie de la presse, composé à la fois d’élus du peuple et de journalistes, qui puisse sanctionner ceux des journalistes qui ont commis des erreurs graves, et qui puisse faire émerger des modèles de déontologie parmi les journalistes.

Interview réalisée par Jean-Christophe Grellety - Mai 2006

Pour se procurer l’ouvrage :

- Sur E-bay
- Librairie Tekhné, 7 rue des Carmes, 75005 Paris (métro Maubert-Mutualité, ouvert du lundi au samedi, de 10h à 19h sans interruption)

Pour aller plus loin :
- http://www.hebdo.ch/index.cfm?id=2021
- Voir le traitement d’Arrêt sur Images sur le plagiaire Ardisson et tout savoir sur les coulisses de son système, rendez-vous ici.
- Un succulent papier d’Acrimed, l’observatoire des médias, sur la question.
- Une petite recherche sur le Big Bang Blog - dans lequel officie (entres autres) David Schneidermann : croustillant !

NB au 13/12/2006 :
La rédaction de Vox Populi tient à rappeler à ses lectrices et lecteurs que nous interrogeons des personnes, des auteurs, des acteurs de la vie publique à propos de problèmes, d’oeuvres ou de faits précis.
Ici, nous nous sommes entretenus avec Jean Robin à propos de son livre, "Ils ont tué la télé publique".
Ce fait n’entraîne de notre part aucune adhésion globale ni à ses idées, ni à sa personne.
Il peut donc arriver que, entre le moment où l’entretien a été réalisé et le moment où vous, lectrices et lecteurs, découvrez cet échange, cet auteur ait tenu des propos ou réalisé des actes à l’égard desquels la rédaction de Vox Populi se désolidarise.
Cependant, nous savons faire la distinction entre un homme et son travail. Nous avons en conséquence choisi de ne pas censurer un livre dont le thème, lui, nous paraît toujours pertinent.


[1Année du scandale des "contrats en or" offerts par Elkabbach à Delarue, Nagui et Arthur, "voleurs de patates" selon les Guignols. Ce scandale aboutira au départ d’Elkabbach de la chaîne, sans pour autant entraîner de poursuites.

Messages

  • Parler avec et d’un auteur, ne signifie pas que celui qui l’interroge, et le média qui diffuse l’entretien, approuvent l’ensemble des idées, des choix, des comportements d’un auteur. Ainsi en va t-il, pour moi, à l’égard de Jean Robin, ce que j’ai exprimé et expliqué plus en détail dans une note sur "l’action littéraire". Car, autant le travail accompli et présenté dans "Ils ont tué la télé publique" me paraît probant et utile, autant les conclusions et les développements récents que Jean Robin prétend en tirer peuvent étonner, surprendre, intriguer. Ce qui est certain, c’est que si la maison Ardisson a, récemment, vacillé, et, pour le bien public, quitter France Télévisions, le système économico-idéologique décrit et analysé dans cet ouvrage est, lui, toujours identique à lui-même, toujours en place, semblable à une forteresse inexpugnable.

    Voir en ligne : L’action littéraire

  • Je tiens à réitérer ma précédente affirmation, selon laquelle j’ai interviewé Jean Robin pour son travail, de qualité, sur le plagiaire Ardisson. Toutefois, depuis, je ne suis, ni ne veux, être associé de près ou de loin, aux initiatives, actions, propos, idées, de M. Robin.

    Voir en ligne : L’action littéraire

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