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SARKO-SÉGO OU LA COMMEDIA DELL’ARTE

jeudi 22 février 2007, par Miss Achtar, Nathalie Mauerhofer

La campagne présidentielle est bel et bien lancée et les deux têtes d’affiche se sont exprimées face aux Français dans l’émission de Patrick Poivre-D’Arvor sur TF1 : "J’ai une question à vous poser".
Pour les candidats, l’exercice consistait à répondre aux différentes questions formulées par un panel de 100 citoyens, venus de la France entière.
Les spectateurs ont suivi massivement ces prestations, preuve indubitable que les Français s’intéressent de plus en plus près aux affaires de l’État.
L’enjeu était donc de taille pour chacun des prétendants à la présidence de la République...

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n’ont évidemment pas joué le même rôle dans cette saga française. Le premier se pose en Rambo du changement, tous muscles dehors, et la seconde revêt son habit de lumière, sorte de fée clochette volant au secours des plus démunis.

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La fée Ségolène


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Sarko Rambo

Leur gestuelle devient dès lors aussi importante que leur programme. Sarkozy garde les paumes fermement posées sur son pupitre comme s’il tenait l’hexagone entre ses mains ; Royal se détache de sa tribune la larme à l’œil, afin de mieux approcher son public et lui offrir son incommensurable compassion.

Les Français seront-ils dupes ? Certainement pas, car dans les deux débats, une question revient, lancinante, sur le tapis : qui va financer toutes ces belles promesses, alors que la France est déjà très endettée ?
A n’en point douter, ce seront les travailleurs, qui une fois de plus paieront la note de leur bourse et de leur santé.

Une chose est sûre cependant : l’envie absolue des deux candidats de faire mainmise sur le pouvoir n’évoque pas le parfum léger de la démocratie mais un désagréable fumet de communication orchestrée qui finit par irriter les narines du Français lambda.
Ainsi, les formules toutes faites des deux candidats agacent : pour le premier, c’est "donnant donnant", pour la seconde "gagnant gagnant", slogan inspiré de Tony Blair et des Anglo-Saxons. Mais ces ritournelles parlent-elles vraiment à l’électeur ?

La France hésite, hésite beaucoup, tant elle a bien du mal à se faire à l’idée de voter pour un candidat qui ne la convainc pas vraiment.
Il ne lui reste plus qu’à attendre impatiemment la prise de parole des challengers, en espérant que leurs programmes seront plus conséquents et plus proches des travailleurs comme de ceux qui recherchent un emploi.
Il serait temps en effet que nos "représentants" se dispensent enfin d’alourdir toujours davantage le quotidien de ceux qui ne vivent pas du capital, mais de leur travail...

NB : Miss Achtar illustre Vox pop’ !

Visiter son site :
http://www.miss-achtar.net/

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Messages

  • Concernant le financement des programmes, il ne faut pas rester hypnotisé par la dette. Car, un, les milliards que la France doit rembourser, elle doit le faire sur des décennies. La maison France n’est pas comparable avec celle de Monsieur et Madame Tout le monde. Un jour, monsieur et madame tout le monde meurent, et leurs créanciers veulent avoir été remboursés avant leur décès. La France, elle, n’est pas prête de disparaître. La Grande-Bretagne a fini de rembouser le dernier crédit qu’elle avait engagé pendant la Seconde Guerre Mondiale pour sa lutte contre l’Allemagne nazie, il y a deux mois à peine. La durée des peuples et des Etats n’est pas comparable avec celles des individus.
    Deuxièmement, il y a deux théories économiques divergentes concernant le remboursement de la dette : une théorie de la réduction des investissements publics, sur un mode de calcul simple, avec toujours moins, de fonctionnaires, de salaires, etc. Cette théorie est appliquée depuis 2002, avec les résultats que l’on connaît, à savoir une augmentation de la dette de 300 milliards d’euros. Cette même dette avait été réduite entre 97 et 2002, parce que Lionel Jospin avait considéré que des investissements publics, et notamment et principalement des emplois, profitaient à tous, et par retour au Trésor Public, par la perception de la TVA, sur la consommation, les impôts. C’est pourquoi il faut, face à un programme qui prévoit des coûts, penser aux bénéfices de ces investissements, ce que ce débit va susciter comme crédit. C’est le point et le problème centraux de cette perspective de la dépense publique.
    Enfin, une part de la rhétorique de droite consiste à laisser penser et croire qu’il n’y pas d’argent, en somme qu’on ne peut expliquer pourquoi la France est la 6ème puissance économique mondiale, la 3ème pour le nombre de millionnaires, etc... Il y a un choix à faire, et il semble bien que les Français ne doutent pas de son importance.

    Voir en ligne : L’action littéraire

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