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QUAND "ON N'EST PAS COUCHÉ" DÉRAPEQUAND "ON N’EST PAS COUCHÉ" DÉRAPE

dimanche 17 juin 2007, par Gaëlle Sartre Doublet

Diffusée pour la première fois le 16 septembre 2006, l’émission "On n’est pas couché" de Laurent Ruquier est totalement partie en vrille hier soir.

On n’avait pas assisté à une telle "fantaisie" télévisuelle en France depuis un bail.
Chacun a en mémoire les fameux "Droit de réponse" de Michel Polac - désormais malheureux absent du "théâtre des opérations" chez Ruquier.
Dans la même veine, vous vous souvenez sans doute de Balavoine s’adressant à Mitterrand d’un doigt accusateur, ou de Gainsbarre brûlant un billet de 500 balles, insultant Catherine Ringer des Rita Mitsouko ou encore proposant à Whitney Houston des exercices socratiques...

Une situation explosive, un plateau surréaliste

Hier soir, sur le plateau de Ruquier, nous n’en étions tout de même pas là, mais ce fut néanmoins un grand moment de télé, où tous les protagonistes en présence ont perdu de vue leur image "people" pour redevenir "quelqu’un".
La tension était déjà quelque peu palpable, depuis l’interview de Sébastien Chabal, vrai joueur de Rugby devant l’éternel que "la bande à Ruquier" s’appliquait à ridiculiser en lui faisant chanter "ce matin, un lapin" avec Chantal Goya - afin paraît-il de lui rappeler sa scolarité en... troisième - lorsque le clou du spectacle advint grâce au passage de Mathilda May à la "question".

Mathilda May, personnalité subtile, tout en fragilité, en finesse et en demi-teintes, danseuse et actrice, s’installât donc.
Pensez ! Son crime était grave : elle s’était entêtée à venir défendre son premier roman, "Personne ne le saura".
Il ne s’agissait donc ni de danse ni d’un film, non, mais d’un livre, cette terre sacrée de l’esprit !
Eric Naulleau et Eric Zemmour, les deux pitbulls de service, s’en pourlechaient déjà les babines.

Le dernier recruté (Naulleau) lance la joute verbale, plutôt en deçà de ses prestations habituelles. Il admet que la belle a du talent, mais insiste sur le fait que son bouquin est inégal et finit par lui offrir ses services de... correction.
Attitude condescendante s’il en est, néanmoins digérée par les témoins de la scène, sauf par... Michaël Youn. Présent sur le plateau, il ne peut retenir un soupir d’exaspération. Le téléspectateur ne le voit ni ne l’entend mais le comprendra par la suite.
Zemmour enchaîne. Avec toute la subtilité qu’on lui connaît, alors que Mathilda May vient très élégamment de se défendre, il attaque, en vrac, toutes ces personnalités qui encombrent les maisons d’édition au détriment de "vrais" auteurs.
Tout juste s’il n’ose comparer l’actrice à Loana et à sa "Miette"...

Pétages de plomb et règlements de comptes en série à Ruquier Corral...

C’en est trop pour Michaël Youn, qui explose et vole au secours de la belle, demande aux deux prestataires de service s’ils ne sont pas eux-mêmes cumulards de fonction, les interroge sur le rôle des critiques et des médias vis-à-vis des artistes, les questionne sur leurs faits d’armes pour avoir le droit de juger les autres et les renvoie, in fine, à leurs bons mots, davantage destinés à se faire "mousser" (je cite) qu’à informer le public.
Zemmour réplique par une diatribe d’anthologie : Youn a soufflé le premier et puis son humour est destiné à des gosses "de quatre ans" ! La salle siffle.

L’émission, à défaut de retrouver sa bonne humeur exigée de façade, nous a jusqu’à la fin offert quelques scènes intéressantes. Gêne palpable de Mathilda May prenant Michaël Youn par les épaules avant qu’il ne quitte le plateau, intervention de Paco Rabanne déguisé en bon samaritain pour tenter de calmer le jeu, humoristes (Mustapha et Jean-Luc Lemoine) totalement dépassés, Ruquier désertant provisoirement son poste et lançant aux invités sur le ton de la légèreté forcée : "continuez sans moi"...

Allez ! Nous, on n’est pas payés chers pour les regarder, mais une chose est sûre : on s’est bien marrés !

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NB : grâce aux internautes, je dois reconnaître une grossière erreur. L’émission s’est apparemment bien enregistrée en direct le 19 mai 2007 mais pas depuis le 19 mai 2007.
La dernière en date du 16/06/07 n’était donc pas en direct.
Merci à tous de m’avoir signalé cette bourde et toutes mes excuses. C’est corrigé !

NB1 : voilà désormais les vidéos en ligne.
- Celle-ci semble être la version la plus ingrate pour Michaël Youn (d’autant que malgré son souhait, la "bande à Ruquier" a finalement diffusé sa promo en son absence) :



- Et celle-là, qui, nettement moins accessible niveau son et image, est peut-être plus indicative sur "le départ" de l’intervention de Youn :

NB2 : un témoignage "à chaud" d’un "présent dans la salle" sur le blog de Morandini...
http://www.jeanmarcmorandini.com/news.php?id=6091

NB3 au 20/06/07 : certes, nous sommes informés que Michaël Youn ne suce pas que de la glace et a été placé en cellule de dégrisement après avoir conduit en état d’ivresse.
En fait, son souci (et le nôtre !) par rapport à Sarkozy, c’est qu’il ne possède pas de chauffeur.
Ce qui ne retire rien à ses propos sur le plateau de Laurent Ruquier, tout à fait cohérents...
Un peu de désinhibition, peut-être ?

Lire à ce propos : "Drogues et pouvoirs publics : deux poids, deux mesures ?"


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