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OURS EN DÉROUTE

Protégeons-les , protégeons-nous !

vendredi 10 août 2007, par Miss Achtar, Nathalie Mauerhofer

Les différents lâchers d’ours sèment la pagaille au sein des Pyrénées depuis quelques années déjà.
En effet, loin d’être un animal de compagnie, faut-il malheureusement encore le rappeler, l’ours est un prédateur sauvage qui n’a rien à voir avec les peluches qui chevauchent nos literies.
De ce fait, il est légitime de se poser la question suivante : les autorités gouvernementales ont-elles réellement fait preuve de responsabilité dans une telle entreprise, ou au contraire fait fi des mises en garde incessantes de la population locale ?

rêve de parc

Un accident de la route peu banal


L’ourse Franska est morte dans un accident de voiture, télescopée frontalement, jeudi 9 août près de Lourdes...
Franska a été identifiée grâce à la puce électronique qu’elle avait dans l’abdomen et non par son collier émetteur qu’elle avait perdu et qui permettait de suivre ses déplacements.
Faisant partie du "plan ours" écologique lancé en 1996, elle avait été importée de Slovénie et implantée dans les Pyrénées en avril 2006.
L’objectif de ce plan européen est d’avoir une trentaine d’ours dans ce massif d’ici 2008. C’est pour cela que 8 ours slovènes ont déjà changé de patrie, destination la France.
Franska ne sera pas regrettée par les éleveurs puisqu’elle aurait déjà massacré, à elle toute seule - la vilaine ! - près d’une centaine de brebis.
Causant une véritable inquiétude dans la région, elle avait soulevé une grande polémique médiatique. D’un côté les "pro-ours", de l’autre les "anti-ours". Ceux-ci s’étaient réunis fin juillet, lors d’une rencontre avec des élus.
Présente, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait refusé d’envisager la capture ou le retrait de Franska. Elle en assume maintenant les conséquences...
Voici deux interventions assez singulières des uns et des autres :
"Désolé pour l’animal ! Mais franchement, Franska a été victime de son comportement atypique", a estimé Jean-Louis Cazaubon, président de la chambre régionale d’agriculture de Midi-Pyrénées. Au nom de ses adhérents éleveurs de brebis, il s’oppose depuis six ans au programme de réintroduction de l’ours.
À l’inverse, le maire de la commune d’Arbas (Hautes-Pyrénées), François Arcangeli, farouche militant de la réintroduction de l’ours commente : "la mort de Franska, après celle de Palouma l’an dernier, constitue un échec dans ce programme, mais cela ne doit surtout pas menacer tout le programme".

"Avec plus de raison nous aurions le dessus,
si mes confrères savaient peindre"


La Fontaine, Le Lion abattu par l’homme

Dans ces vers de Jean de La Fontaine, un seul mot serait à corriger : à la place de peindre, il faudrait mettre gouverner.
Rappelons premièrement qu’un ours comme une brebis est, au même titre que l’homme, habitant de cette planète, et que par conséquent, on ne fait pas joujou avec la nature comme avec des peluches. Les victimes sont une fois de plus, toujours les mêmes : les animaux.
Secondement, la souffrance animale et l’angoisse humaine n’ont guère été prises en compte par le gouvernement et les écologistes au discours peu magnanime.
En définitive, quelle est encore cette triste fable, cette mauvaise farce que nous jouent nos dirigeants ?
À l’école, les professeurs s’égosillent à dire à leurs élèves que lorsque l’on veut quelque chose, il faut s’en donner les moyens.
Mais encore une fois, peu de moyens pour un grand projet...
En Afrique, on a réussi à parquer dans des réserves naturelles des milliers d’animaux sauvages sur des milliers d’hectares.
Pour sauver les espèces menacées, l’Afrique n’a pas hésité à engager des sommes considérables, à créer des emplois et à faire appel à des mentors.
En France, ce fameux "projet ours" bénéficie-t-il réellement d’un financement nécessaire et surtout ingénieux ?
On se débat comme des pauvres diables avec 8 ours sauvages à grand renfort de technologie et voilà que Franska perd son collier électronique !
La technologie, même si elle est indispensable, ne permet pas que l’on se passe de l’homme. C’est une lapalissade visiblement inconnue de tels programmes ministériels, mal ficelés, et franchement... ça fiche la trouille !

NB : Miss Achtar illustre Vox pop’ !

Visiter son site :
http://www.miss-achtar.net/

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Messages

  • Bonjour,

    Cet article, intéressant parce qu’il pose le problème, est néanmoins un entre-deux. Je ne soutiens pas le projet de réintroduire l’ours dans les pyrénées. Nos aïeux ont réussi à se défaire de cette appréhension, qui les pétrifiaient. Aujourd’hui comme alors, l’ours faisait des dégats considérables.
    Les ours ? Au sein d’un parc naturel régional, oui, au sein de la population, non !

    • je reviens des Pyrénées centrales où les brebis peintes en bleu vagabondes en liberté sans surveillance ni de bergers, ni de chiens, traversent les routes n’importe comment...

      On devrait déjà créer des parc en effet mais pour y mettre les troupeaux...

    • On devrait aussi créer des parcs bien fermés pour les couillons qui reviennent des Pyrénées et qui ne racontent que des bêtises....
      T’as fumé quoi ? de la laine bleu ?

    • Non. Il a juste confondu avec un musée d’art contemporain :-)
      ça existe là-bas aussi !!! (mdr)

  • l’Ours est un omnivore oportuniste,comprenez,qu’il se nourrit principalement de végétaux et d’insecte,mais aussi de charognes et enfin il prédate principalement des ongulés sauvages,mais aussi des brebis.Dans les pyrénées,les pertes du fait de l’ours en ce qui concerne les troupeaux s’élèvent par an,entre deux cent et trois cent têtes,alors que les éleveurs y perdent,toujours dans les pyrénées,entre 10 000 et 20 000 bêtes,pour d’autres causes,principalement,maladie,chiens divaguant,orages,météo,dérochements,autres prédateurs.Dans ces conditions,nous pouvons dire,que pour améliorer la situation,il conviendrait d’effectuer un gardiennge des troupeaux,alors qu’à l’heure actuelle,les brebis sont livrées à elles même,sans protection en pleine nature.
    Tous les sondages montrent que la population est trés majoritairement favorable à la présence de l’ours dans les Pyrénées,le meilleur d’entre eux ayant été fait par le wwf,directement sur la zone haut massif Pyrénéen,c’est à dire zone de présence de l’ours,avec un de retour de 80 pour cent d’avis favorable à l’Ours.
    La particularité de la zone ou évoluait Franska est que les troupeaux ne sont pas gardés,d’autres ours étaient déjà passé par là et avaient attaqués les troupeaux de la même manière,le comportement de Franska était tout à fait normal,elle se servait au plus facile,comme font tous les prédateurs naturels.Ceci explique la décision de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet,de ne pas retirer l’Ourse.Le plan ours,consiste à rendre viable la petite population ursine présente dans les Pyrénées et ainsi protéger les espaces naturels qui lui sont nécessaire,mais également à respecter les engagements internationaux de la France.Oui à l’ours.

    • La zone où évoluait Franska, la voilà. Il faudrait la connaitre avant d’en parler.
      Pour se promener dans ces montagnes, il suffisait avant de consulter la météo.
      Maintenant, nous allons nous promener ailleurs parce qu’on ne sait pas trop où se promènent les ours.

    • Et alors ?
      Elle était dans les hautes pyrénées,et justement,tu fais bien de sortir la carte des localisations,Franska couleur bleu ciel,grace à toi,tout le monde peut constater que cette ourse était plus mobile que ses congénères,et pourquoi à ton avis ?
      je te cite :"Maintenant, nous allons nous promener ailleurs parce qu’on ne sait pas trop où se promènent les ours".
      Tu as raison,vas-te promener ailleurs,çà fait de la place aux autres,ceux que la nature ne dérange pas.

  • Concernant l’image.
    Disons que ce n’est pas aux animaux sauvages d’être enfermés, n’est ce pas ?

    Et puisqu’effectivement des brebis sont sans gardiens dans les Pyrénées (personne ne dit toutes et partout), que leurs propriétaires en assument les conséquences et les indemnités et qu’ils arrêtent de nous casser les pieds avec de la viande d’abattoir.

    A ce sujet, n’est il pas plus louable pour un animal d’avoir une mort ""naturelle"" par un ours, que de subir l’hypocrisie humaine qui vous donne à manger le matin pour vous mener à l’abattoir le soir ? De préférence quand l’animal est encore jeune, parceque la chair est plus tendre...

    Le beurre. l’argent du beurre ... ça fait beaucoup pour une poignée de brebis
    Ouf ! La laitière court encore assez vite :)

    POur le reste, si, il faut réapprendre à vivre avec la faune sauvage, autre qu’herbivore ou insectivore. Nous avons bien des dizaines de milliers de sangliers qui piétinent les cultures, provoquent des accidents et sont eux aussi potentiellement très dangereux. En fait on tout un foin ??

    Voir en ligne : http://dooomonmothma.spaces.live.com

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