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HOLD UP CONSTITUTIONNEL EN TUNISIE

lundi 27 mai 2002, par Rezki Mammar

Le président Ben Ali rêvait d’un quatrième, voire d’un cinquième mandat ; de quoi rester au pouvoir jusqu’en 2014. Comme la Constitution actuelle ne lui autorise que trois législatures, le chef de l’Etat propose aux électeurs de rectifier le tir avec un référendum.

" C’est le retour à la présidence à vie ", s’indigne l’opposant Moncef Marzouki, cité par Le Courrier de Genève. Les Tunisiens se souviennent que Ben Ali est arrivé au pouvoir en 1987 en écartant le président Bourguiba pour " sénilité ". Mais en quinze ans, l’auteur du coup d’Etat médical a fini par prendre à son tour goût au pouvoir. " C’est un grand dictateur pour un petit pays comme la Tunisie. Il lui faudrait l’Australie ", résume le journaliste Taoufik Ben Brik dans Le Monde. L’issue du scrutin ne faisait aucun doute, dans un pays où le président sortant l’emporte toujours à plus de 90%. Pour l’opposition, toujours tenue à l’écart de la vie politique officielle, il ne reste que l’arme du boycott des urnes.

Participation au compte-gouttes

Le pays voisin, l’Algérie va également se rendre aux urnes. Mais au fur et à mesure que les législatives du 30 mai se rapprochent, les difficultés se multiplient pour les autorités. Depuis quelques jours, les groupes armés islamistes ont concentré les attentats contre les militaires. En Kabylie, la rue et l’opposition sont plus que jamais décidées à boycotter la pseudo-consultation. Il n’est d’ailleurs pas sûr que dans les autres régions, la population se bouscule à l’isoloir. Liberté dénonce l’attitude obstinée de l’Etat : " Le pouvoir, entêté à tenir des élections dans les échéances, se trouve aujourd’hui obligé de sauver la face de sa mauvaise gestion de l’événement ".
Les premiers signes de la désaffection électorale apparaissent déjà chez les Algériens résidant à l’étranger appelés à voter depuis le 25 mai. Pour la France, Le Matin du 25 mai note une participation extrêmement basse comparée à celles des autres consultations : " Les votants arrivent au compte-gouttes. L’atmosphère ne ressemble pas à celle des années précédentes où les rendez-vous électoraux sont vécus par les émigrés comme un moment de rapprochement et de lien avec leur pays d’origine ". De son côté, la communauté kabyle de France se mobilise pour dénoncer ces mêmes élections ainsi que la répression. Les électeurs tunisiens et algériens ont décidément bien du mal à peser sur l’avenir politique de leurs pays.

Le magazine suisse L’Hebdo consacre une série d’entretiens à des pionnières de la cause féminine. Cette semaine, la femme politique italienne Emma Bonino revient sur ses débuts de militante. Pendant les années 70, elle se battait pour le droit à l’avortement, notamment en aidant publiquement des femmes à se rendre auprès d’un médecin : " Personnellement, j’accompagnais des groupes de femmes, trois fois par semaine à Florence. A chaque fois quinze à vingt femmes. On prenait le train le matin, on rentrait le soir ". Grâce à elle et à d’autres membres du Parti radical, l’Italie a pu adopter une réforme en 1978, trois ans après la loi Weil. Pour Emma Bonino, le droit des femmes à interrompre une grossesse représente une avancée sociale majeure. D’ailleurs, la militante n’a pas baissé les bras depuis et vit désormais au Caire où elle se familiarise avec la langue arabe. Et pour cause : " Les femmes sont le talon d’Achille de l’Islam ".

Gavroche : le retour

Il n’a pas baissé les bras, bien au contraire. Sept ans après A la belle de mai, Renaud sort un nouvel album. Le gavroche en Santiags a accordé une interview à Construire dans un bistrot parisien. Le chanteur a connu des années difficiles entre séparation et dépression, mais les tournées et le sourire des fans l’ont encouragé à réécrire. Résultat : Boucan d’enfer, un disque plus introspectif, le plus personnel qu’il ait jamais enregistré. Ce qui ne veut pas dire que l’artiste soit rentré dans le rang. " Non, je suis toujours aussi énervé contre la misère et la violence. Mais j’ai moins envie d’aboyer ".
Les choses ne tournent pas rond au Cameroun, pas même les histoires de ballon. Le hasard a voulu que la Coupe du monde de football coïncide avec les élections présidentielles, pour le plus grand bonheur du chef de l’Etat, Paul Biya, candidat à sa propre succession. Quoi de plus agréable que de se faire réélire en douce, surtout si les Lions indomptables, l’équipe nationale, restent suffisamment longtemps en lice pour tenir la population en haleine. Le journal satirique Le Marabout, se demande bien qui pourra éteindre sa télévision pour se rendre aux urnes : " Le football n’est pas seulement un sport au Cameroun. C’est une religion ". Utiliser le foot comme anesthésiant politique, voilà une idée à laquelle Ben Ali n’a pas pensé.

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