Warning: file_get_contents(/proc/loadavg) [function.file-get-contents]: failed to open stream: Permission denied in /home/www/voxpopuli/www/config/ecran_securite.php on line 317
J'AI TESTÉ POUR VOUS : LE SAUT EN PARACHUTE, LA PEUR AU (...) - vox-populi.net

Accueil > Rive droite, rive gauche > J’AI TESTÉ POUR VOUS : LE SAUT EN PARACHUTE, LA PEUR AU (...)

J'AI TESTÉ POUR VOUS : LE SAUT EN PARACHUTE, LA PEUR AU VENTREJ’AI TESTÉ POUR VOUS : LE SAUT EN PARACHUTE, LA PEUR AU VENTRE

mardi 22 avril 2008, par Gaëlle Sartre Doublet

C’est venu bêtement : lors d’un Noël, ou d’un anniversaire - je ne sais plus - mon frère, parachutiste, m’avait offert un saut en tandem.
Pour le remercier de me faire partager sa passion, ni une ni deux : de trouille, viscérale, instinctive, presque bestiale, j’ai fondu en larmes.
Moi, sauter dans le vide ? Jamais !
Les mois ont passé. Je ne sais plus ce que j’ai fait de son "bon pour la mort", vraisemblablement égaré non loin d’une poubelle.
Puis vint une interview. Pour Vox. Celle d’un parachutiste "humanitaire" qui souhaitait construire quinze écoles au Pakistan, dont la première serait une école de filles.
L’homme avait une fatwa sur le dos et me proposait à son tour - décidément, une malédiction - de m’offrir un saut en tandem...

Etape 1 : l’envisager

Là, je sortais clairement du cadre familial : pas sûr que mes pleurs parviennent à convaincre mon interlocuteur de mon équilibre mental. Une seule certitude : ma volonté farouche de NE PAS SAUTER DANS LE VIDE.
J’ai donc ri, version "quelle bonne blague !" et lui ai transmis avec les formes une information capitale : INUTILE D’INSISTER.

Ô rage, Ô désespoir, le fâcheux sieur eut l’indécence de passer outre mon blocage existentiel et me demanda alors, le plus naturellement du monde : "pourquoi pas ?"

En voilà une question ! Parce que je suis terrorisée, que je fais partie des rampants et non des volants, que j’ai une empathie fusionnelle pour le plancher des vaches, que j’ai peur de tout ce qui vole, des manèges, des insectes ailés, que je n’ai pas envie d’avoir la bouche déformée par 220 Kms/heure de vent en pleine tête, les oreilles qui sifflent, un parachute qui s’ouvre seulement si affinités, un bonhomme accroché à mon dos comme une moule à son rocher, enfin bref, tout ça...

Mais ça, en tant que représentante de Vox et vis-à-vis d’un type qui a fait le Pôle Nord, le Pôle Sud et autres fantaisies, qui a risqué sa vie pour des opérations humanitaires, comment le défendre ?

Très simple : j’ai fermé mon clapet et j’ai dit oui.

Etape 2 : l’assumer

A partir de là, revenir en arrière devient plus que complexe.
On a son orgueil tout de même, ce qui n’empêche pas qu’une foule de questions vous assaille : "Et si on percute un oiseau ?", "Et si je tombe dans les pommes ?", "Et si je vomis ?", "Et si je ne maîtrise pas mes intestins ?"
Avec un pro du parachutisme comme pour la représentation du journal, ça ferait classe...
Les jours passent, les mauvais rêves aussi.
Un matin, le verdict tombe : "on saute samedi" ose l’impétrant.

Là, c’est le regard rivé sur la météo que l’on entame la danse de la pluie. On se découvre une soudaine affinité pour les cultes paganiques, on serait prêt à enterrer un cou de poulet dans le sable avec une carte Kabbalistique pour qu’une tornade soit au rendez-vous ; en fait, clairement, on ferait n’importe quoi, y compris se casser une jambe, POUR NE PAS SAUTER.

Pas de bol : les rites ancestraux n’ont pas porté leurs fruits. Il fera beau samedi. Que faire ?

Etape 3 : se conditionner

C’est l’heure de ranger vos kleenex : vous êtes piégé.
D’ailleurs, ça tombe bien, dans le jargon des "paras", un parachute s’appelle un "piège". Il est taillé sur mesure pour vous. Estimez-vous heureux : ces pros n’ont pas encore appelé ça un linceul...
De toute façon, puisqu’on en parle et à ce niveau, il faut relativiser : vous ne risquez au pire que la mort. C’est le moment de faire appel à vos cours de philo pour vous persuader que votre finitude n’est rien : tant que vous êtes en vie, elle n’est pas ; une fois défunt, c’est vous qui n’y serez plus.
Finalement, rien de plus simple...

On passe aux travaux pratiques : les "pros" vous "coatchent" avant le saut. Laissez tomber toute personnalité : si vous voulez survivre, les consignes sont d’une simplicité enfantine.
A la sortie de l’avion, vous devez replier les jambes sous la carlingue entre celles de votre instructeur, vous cambrer au maximum et pencher la tête en arrière. A l’atterrissage, levez les jambes en équerre devant vous : ce n’est pas vous qui vous posez, mais le type dans votre dos dont votre vie dépend.
Dans tous les cas, une seule règle : surtout, surtout, laissez votre cerveau au vestiaire. Ce dernier point n’est pas mentionné dans la préparation initiale, mais c’est un conseil d’initiée que je vous donne...

Etape 4 : rejoindre votre "zone"

Vous arrivez sur un aérodrome paumé dans le Gers. Ambiance familiale et buvette. Tout le monde se tutoie. On vous propose un café et, vous qui en sirotez quotidiennement 20 par jour, réalisez que ce n’est peut-être pas le moment opportun de succomber à votre vice.
Vous réclamez de l’eau pour cause de gorge sèche, qu’on vous sert aimablement.
D’un côté la bouteille, de l’autre le verre : vous en fichez partout. Honteux, vous demandez une éponge pour effacer la preuve de votre stress.
Malgré le froid, vous lorgnez toujours fixement l’éponge, envieux, tant vous avez le sentiment d’être au Sahel et de vous déshydrater.
Les gens autour de vous ont étrangement une apparence normale. Ils parlent de leur vie quotidienne, de technique, ressemblent peu ou prou à des moniteurs de ski, plient leur matériel. De la buvette, vous voyez la piste d’atterrissage et des quidams qui, radieux, poussent des cris de victoire, les yeux remplis de bonheur.
Vous savez déjà que vous n’en ferez pas partie.

Un coucou qui doit dater des années 50 et tient dans un mouchoir de poche se pose devant vous. Vous n’osez croire que c’est votre avion : vous avez tort.
Porte latérale droite ouverte, plein vent, vue sur la terre et pas de sièges pour s’asseoir. De la place pour trois à même le sol à condition d’en tuer un (ça tombait bien, nous n’étions que deux) et le pilote.
Raphaël. C’est le seul de l’équipe dont j’ai retenu le prénom.
Il faut dire qu’il a réussi l’inénarrable exploit de diriger cette chose...

La piste ? De l’herbe. Avant même de mourir en vol, vous êtes en train de prendre le risque de vous ramasser au décollage.
Au point où nous en sommes, ce serait trop bête...

Le coucou, péniblement, s’arrache de la planète Terre. Trous d’air : la météo est en train de virer, mais pas assez pour faire demi-tour. Dommage.

25 minutes de vol, le vent en pleine poire, le froid qui s’incruste en vous malgré la combinaison fournie par le club.
Vous vous concentrez sur le linau bleu de l’appareil pour ne pas regarder le vide.
Raphaël, dans son rétro, s’en aperçoit, me tape sur le genou pour me ramener à la réalité, me fait un clin d’œil et érige son pouce : "great !". J’hésite entre un franc sourire de reconnaissance et le désir irrépressible de lui casser la gueule : grâce à lui, je viens de retourner au vide et au froid.
Je finis par croire que c’est calculé : je suis tellement gelée que ça va être un vrai bonheur que celui de sauter.

Etape 5 : sauter


Inutile de rêver : malgré votre instructeur et le pilote, vous êtes désormais seul au monde... et bientôt directement face au vide.
Au sol, on vous avait déjà harnaché : ce n’était rien en comparaison de ce qui vous attend dans l’avion. Quatre points d’ancrage vous relient, à la vie à la mort, au professionnel qui est derrière vous.
Vous portez des lunettes ? On vous affuble d’une drôle de protection en plastique serrée à vous faire exploser la tête pour résister à la pression. Point positif ? Vous ne risquez pas de les perdre.

Bon, cette fois-ci, ce n’est pas franchement qu’on vous presse, mais il faut y aller... "dans trente secondes environ".

C’est cool, ça vous laisse de la marge pour revoir votre vie défiler en cinématoscope et vous demander ce que vous foutez là.
Position. Jambes dans le vide, à 3000 mètres. De toute façon, vous êtes frigorifié et vous finissez par préférer la descente aux enfers que ce congélateur : votre heure n’a pas encore sonné pour jouer les hibernatus.

La dernière répétition se met en place : jambes sous l’avion entre celles de votre instructeur, tête en arrière et cerveau au vestiaire. Pas le moment de faire du zèle, malgré l’auban qui se situe à un mètre à peine de votre tête.
Il est trop tard pour reculer.

Comme un oiseau


Et là...
Trois fois rien : juste un coup de rein que vous n’avez pas donné. Surtout ne pas se retenir, lâcher prise : vous n’y pouvez de toute façon plus rien, vous êtes en chute libre. Maintenez les jambes relevées, stabilisez les bras, ne pensez à rien d’autre qu’à ça, au risque d’admettre que vous êtes en train de faire votre première tentative de suicide avec l’aide d’un professionnel.
Vent, froid, souffle, oreilles qui sifflent et vertige.

Brutalement, le parachute s’ouvre : vous avez l’impression de remonter, mais contrairement à ce qu’obstinément votre corps vous indique, c’est une illusion.
Sacrée décharge néanmoins : de 220 Kms/h, vous passez à une vitesse qui vous donne le sentiment de pouvoir cueillir les nuages.

Vos yeux, jusque-là embués, s’ouvrent totalement, votre cœur décélère, vous commencez à réaliser que l’instructeur derrière vous n’est pas qu’un sac à dos.
Pour un peu et en forme, vous parviendriez presque à répondre civilement aux phrases qu’il formule : "Pince-toi le nez et souffle".

Franchement, je n’ai rien contre mon instructeur, mais à ce stade de notre saut, sa réflexion me paraît incongrue : n’entend-il pas comme moi cet absolu silence, ne regarde-t-il pas comme moi la beauté du paysage qui s’offre à nous, ne sent-il pas que nous volons en parfaite harmonie, ne voit-il pas le clocher qui émerge du ciel ?

Ô temps, suspends ton vol...
Ce vers de Lamartine me paraît parfaitement approprié au moment. Je flotte. Je ne sens plus le froid, ni la chute. Juste ce sentiment incroyable d’être dans un autre espace-temps, comme à l’arrêt : peut-être est-ce ce que l’on nomme l’éternité.

Votre bien-être ne dure pas : maintenant, vous voyez le sol se rapprocher à toute vitesse de vos pieds. L’atterrissage est imminent.
Vous vous concentrez de nouveau sur vos jambes.
Réception pas franchement en douceur et dans mon cas, mauvais réflexe : j’ai la bonne idée, à la dernière minute, de replier mes jambes sous mes fesses. Gamelle assurée et un retour à la terre ferme qui relève davantage du vrac que de la figure de style.

Je m’ausculte : posée, vivante, entière ! Extraordinaire nouvelle qui va me plonger dans un autisme total durant presque 3 heures, groggy, sonnée, indifférente au reste de l’univers.
J’en oublie de dire au revoir à ceux qui m’ont accueillie, je zappe littéralement mon instructeur qui veut savoir ce que j’ai ressenti : "C’est fait" bafouille-je tout juste, sans même songer une seconde à le remercier.

Je réalise à cet instant que nous n’avons pas croisé d’oiseaux : ça tombait bien, j’en avais peur aussi...

Commentaires

  • Hahaha, excellent, très bien décrit.
    Les sensations c’est sûr ne sont pas les mêmes pour tous le monde....!

    Mais je te tire mon chapeau !

    Bravo Gaëlle.... :-)

    Stéphanie

    • Merci à tous de la gentillesse de vos messages.
      Je garde définitivement un souvenir exceptionnel de cette expérience même... si je ne recommencerai que pour une impérieuse raison !
      Mais après tout, pourquoi pas ?
      Gaëlle

  • Bonjour,

    Je fais du parapente et je ne me vois pas sauter pour rien d’un avion, j’en ai la trouille.

    Votre récit est très vivant et retranscrit les impressions, idées, sentiments d’un moment vraiment fort.

    Vous êtes prête pour le saut à l’élastique que je n’oserai même pas imaginer pour moi.

    Bravo
    Bernard 56 ans
    Aubervilliers

    Voir en ligne : > J’AI TESTÉ POUR VOUS : LE SAUT EN PARAC

  • Le béotien que je suis resté en matière de parachutisme se souvient avec frissons et nostagie d’un stage d’initiation il y a près de 15 ans à Soulac-sur-Mer, avec d’autres inconscients de 20 ans. La grosse différence, - l’auteure de l’article, j’en suis sûr, appréciera pleinement- c’est que que le premier saut (comme les suivants...) fut en solo. Tout seul. Sans aide. Sauf la bien-nommée Sangle d’Ouverture Automatique, un frêle ruban joignant le l’avion au parachute et garantissant, en principe, son extraction dès que l’impétrant était à une distance suffisante l’aéronef.
    Un détail que l’on nous avait soigneusement passé sous silence et que nous ne découvrîmes avec une incrédulité teintée d’horreur qu’à l’issue du premier saut est qu’il nous incombait *aussi* de replier le "pépin", avant de se réharnacher et de resauter avec... Inutile de dire que certains d’entre nous ont mit une application pluri-horaire pour un s’assurrer d’un pliage micrométrique avant de se hasarder à remonter à bord du Pilatus... (Une fausse bonne idée, semblerait-il : Pliée avec trop de soin, la voile aurait une facheuse tendance à se hésiter à se déplier...)
    Je dois dire que sur les 7 sauts du stage (et jusqu’ici les seuls de mon existence), il ne me reste aucun souvenir des premières secondes des trois premiers sauts, tant l’expérience fût intense. La descente sous la voile fut par contre un vrai plaisir, avec le paysage sur 360°, la côte Atlantique, le silence, la jubilation de voler. Libre.
    Ces sensations, je les ai ressenties en version édulcorées, un certain après-midi de 2004, lors de mon premier vol en solo dans le cadre de mon instruction pour le brevet de pilote privé. Mais c’est une tout autre histoire...

  • Cet homme, aventurier et humaniste doit avoir un réel pouvoir pour amener une fée à se jeter dans le vide... :-D
    Bravo ! Le défi est de taille et le courage remarquable. Tu as parmi tes talents plein de ressources dont celles de lutter contre tes propres peurs ! Merci pour ce super récit. Ton coucou

  • Un enchainement d’évènements qui t’ont poussé à réaliser une victoire sur toi-même.
    Tu dois être très fière d’avoir vaincue tes angoisses du saut dans le vide et de la dépendance en une tierce personne, ce parachutiste, certes expérimenté, mais auquel on confie sa vie pendant quelques secondes. Angoisses qui sont partagées par bon nombre d’entre nous, et que certains seulement décident de braver. Tu as démontré aussi qu’une puissante motivation peut conduire parfois à remettre en question ses volontés contraires les plus profondément ancrées. Je dis bien motivation car elle est dans ce cas certainement supérieure à la fierté de ne pas dire « non » au challenge.
    Très beau récit, qui donne envie d’y aller…

  • Chère Gaëlle

    Très bel article qui merite juste une ou deux petites précisions, l’avion est un petit peu plus jeune que vous, et, du reste en parfait état malgrès son aspect sale, je le reconnais car c’était en fin de journée pour lui, et le terrain fort boueux !
    Dommage que vous ayez eue autant d’appréhension, pour ma part je vole depuis 13 ans, sur hélico et sur avion, la semaine en pro et en bénévole comme ce fameux WE, et ce dans toutes les parties du monde, du Gers à la Nouvelle Zélande, de la Norvège à Tahiti... et j’y prends toujours le même plaisir.

    En espérant que vous rencontriez quelqu’un qui pourra vous raconter une version beaucoup plus exaltante.

    Raphaël

    • Cher Raphaël,

      Je suis heureuse de vous lire. Bien évidemment, je vous serai éternellement reconnaissante de m’avoir menée à bon port !
      Petit clin d’oeil que cet article pour vous dire que vous, comme Mario Gervasi, ferez partie à jamais de mes sensations fortes !
      En fait et tout simplement : merci de m’avoir, avec beaucoup de professionnalisme, aidée à dépasser mon stress.
      Quand on a comme moi pathologiquement peur du vide, ça compte quand même un peu...

      Si vous passez sur Toulouse, n’hésitez pas à venir boire un pot, seul ou accompagné ; je vous dois bien ça, et même le gite et le couvert ! :-)

      Très cordialement,

      Gaëlle Sartre-Doublet

  • J’étais émoustillé à l’idée de lire votre récit !

    Malheureusement, si votre qualité rédactionnelle est là, elle y est cependant bien seule...

    De votre saut, vous avez été absente, et de votre aventure, il ne reste rien :
    Votre témoignage ne révèle pas une découverte, il ne parle que de votre peur.

    Je ne critique pas cela. Vous avez le droit de partager de cette expérience, et il est assez naturel pour les bipèdes que nous sommes de préférer la terre ferme...

    ...Mais vous n’avez pas "testé pour nous" autre chose que "la peur au ventre".
    Car voilà le fond de mon reproche :
    Où est l’émerveillement ?

    Où est l’abandon, la perte de repères, lorsque vous sautez ?
    Où est l’extraordinaire de flotter dans les airs, d’embrasser la Terre du regard, de la prendre dans ses bras ?
    Avoir le ciel pour terrain de jeu et faire partie de ce tout si petit et si fragile en-dessous de vous....

    Vous avez réalisé le rêve de tant de générations d’homme avant nous... Inaccessible même aux rois !
    Vous avez hérité du sacrifice de ceux qui vous ont ouvert la voie.

    ... Et vous ne retenez que cela ?

    Vous avez raté le rêve.

    De fait, votre texte ne relaye aucune expérience. Il est bien vide.

    Dommage.

    • Merci de votre post, personnellement enrichissant, même si je me permets de vous rappeler humblement que le titre de mon article n’était pas : "j’ai testé pour vous : le saut en parachute, un émerveillement" mais "J’ai testé pour vous : le saut en parachute, la peur au ventre".
      Je m’adresse donc forcément à des gens comme moi, tétanisés à l’idée d’affronter le vide, pour leur dire qu’il est possible de la surmonter, ou encore à des "pros" pour les faire rire de ma phobie (ce qui fut fait).
      Néanmoins, je dois le reconnaître, la réciproque est possible aussi : des anxieux qui rigolent et des pros qui tirent la gueule.
      Quoiqu’il en soit, chez nous, rassurez-vous, vous êtes libre de vous exprimer dans le respect de la loi (ce qui ici est largement le cas), fut-ce à mon détriment.
      À mon détriment ? Pas si sûr...
      Réagir aussi longuement sur un article aussi "vide" selon vous prouve peut-être qu’il n’est pas tant que cela dépourvu d’intérêt.
      À ce titre, et pour les quelques vérités que vous m’avez asséné sur mon "absence" (que d’un certain point de vue, mais pas tous, je confirme), je vous remercie de votre post.

      GSD

    • Tout a fait d’accord !

  • J’adore le récit ! Cependant, dommage que personne n’ait filmé ou photographié ta descente ! :-)
    Tu as toutes mes félicitations pour cette prouesse !

    A bientôt, "Jumpin’Fairy" !

    Voir en ligne : graphilibre

    • J’ai le sens du ridicule : c’est moi qui n’en ai pas voulu !
      Et puis il valait mieux vu la place : il n’aurait plus manqué que nous soyions morts d’asphyxie... ;-)
      Toujours de sincères pensées au concepteur de notre squelette SPIP, s’il revient nous revisiter en 2009.
      Bises,
      Gaëlle

  • Gaelle, merci pour ton témoignage que j’ai trouvé très touchant, tu arrives à décrire ton saut en parachute de façon si ironique.
    Est-ce que tu ne penses pas que cette dérision t’a permis de calmer ta peur du vide pour pouvoir transformer ce qui te semblait une épreuve ingérable en expérience et peut être juste pour finir tout simplement par pouvoir supporter l’insupportable ?

    • L’ironie ? C’est l’énergie du désespoir !
      Mais ça n’a malheureusement pas calmé ma peur du vide, toujours intacte.
      Ceci dit, sans elle, je n’aurais sans doute jamais sauté. Merci de votre message, qui me touche à mon tour.
      Gaëlle

  • Personnellement on vient de me conseiller de sauter en parachute, pour tout ce que ça représente pour moi, le fameux « Laché prise », vis à vis d’une peur venant de mon enfance…qui fait que je calcule trop avant de me lancer à faire beaucoup de choses…
    Je m’interroge sur le fait, qu’un saut à l’élastique, serait peut être plus efficace pour moi, car ça serait seulement à moi, de prendre la décision de sauter ! mais le saut à 4000 mètre, même en tandem est aussi tellement symbolique, pour quelques part l’ « inconnu » !
    J’ai la chance d’avoir les deux possibilités dans ma région, il faut que je me lance avant fin-octobre, sinon il faudra attendre l’année prochaine !
    J’ai toujours été friand des jeux à sensations dans les parcs d’attractions et les fêtes foraines, mais je sens bien que mettre mon corps dans le vide sans aucune « attache », c’est quelques choses de plus dures, pour moi ! J’espère y arriver ! Je sens bien que c’est important pour moi !

    • Je vous avoue que vos motivations ne m’étaient pas du tout étrangères lorsque j’ai tenté ce saut, pour d’autres motifs que les vôtres que je ne développerai pas ici (mais vous pouvez néanmoins me joindre sans souci sur ma messagerie personnelle pour poursuivre cette instructive conversation freudienne - ou lacanienne, allez savoir !).
      Tout ce que je peux vous dire, c’est que si cette expérience est unique, enrichissante parce qu’on s’est dépassé, valorisante pour la même raison, enivrante parce que le paysage qui s’offre à vous est tout simplement beau vu du ciel en toute liberté, ça ne règle - en tout cas pour moi - rigoureusement rien d’autre, même si avant mon saut, je l’espérais aussi. Un bon psy me semble plus utile en ce domaine.
      Cordialement,

      Gaëlle

  • Votre article illustre si bien la différence entre ceux qui ont essayé le parachutisme une fois et pensent être devenus des sortes de "vétérans", et les vrais parachutistes. Étant parachutiste moi même, je vous félicite d’avoir passé la porte de l’avion, mais votre texte teinté d’ironie n’est que le regard d’un saut de 30 secondes dont vous n’avez du en retenir que trois... Le parachutisme n’est pas qu’un sport, c’est un style de vie, une passion insaisissable pour la plupart des gens. Il faut vivre cette passion, pour pouvoir en parler. On ne peut en parler comme d’une partie de tennis ou de foot. Votre article est assez expéditif, quelque peu terne et morose, c’est dommage. Vous semblez ne retenir que la préparation, la montée en avion et puis l’atterrissage. Ou est passé la chute libre ?

  • bonjour ! je trouve que du a beaucoup de courage ! mais est-ce-que, pendant ta chute libre, tu a plus éprouvé du plaisir ou une envie de vomir, évanouissement ???

    • De la peur et du plaisir, mais mon corps ne m’a pas fait faux bon : il avait l’air d’être plus à l’aise que moi :-)
      Merci de votre post.

  • trop drôle ton aventure. j’ai rigolé aux éclats

    merci. cela me donnera un peu de courage pour mon premier saut qui est programmé fin septembre

    merci encore

  • bonjour,
    j’ai sauté hier à 14h. dimanche 11septembre 2011 tout un symbole...J’ai sauté comme vous la peur au ventre ! pour moi c’était mon dernier jour de vie même en ayant lu au préalable votre article et avoir lu a peu près absolument tout ce qui ce réfère au saut en parachute ! et je suis là encore vivante et je dirai même que maintenant il y a encore plus de sens à ma vie !mon copain m’a offert ce cadeau qui était pour moi à la base empoisonné, mais l’envie de me surpasser était là moi qui suiS très peureuse, qui ne peut pas faire quelque chose sans l’organiser et qui déteste les manèges à sensation.Il me l’a annoncé 4jours avant ! résultat :2kilos en moins sur la balance et des nuits où je ne fesais que voir ce qui allait m’arriver.. bref le jour j je suis blème, je pleure, je ris, je suis déjà dans un autre monde, pourtant tout le monde me rassure à l’aérodrome et tout le monde est souriant. c’est l’heure ! je suis la première du groupe que nous avons formé avec ma mère, belle mère, belle soeur, beaux frère et mon copain. Nous sommes à 4000m d’altitude je me découvre enfin ! moi. Je saute ! je ferme deux secondes les yeux c’est comme si je tombais dans un trou tout doucement, et j’attéris sur du coton, puis j’ouvre les yeux je vois la terre.. c’est pas bon je lève les yeux voilà mon caméraman qui arrive !!! j’ai l’impression d’être à l’arrêt et de voler !!!! c’est génial !!!! mais là je pense au freinage(ouverture du parachute) mais là encore c’est fort mais doux. finalement une fois sous la voile, c’est là pour moi le plus dur j’ai un peu le coeur qui tangue mais c’est suportable ! on attérit niquel ! c’était un beau rêve !!!!merci d’avoir contribué par votre article à me donner le courage de sauter ! je ne suis d’ailleurs pas encore vraiment redescendue !

  • j’ai lu et relu votre article avec beaucoup d’interet , je veux vivre cette experience , on me dit tout le temps que je suis courageuse , mais au fond de moi je sais pertinemment que je le suis pas à ce point , assumer une rupture est loi de ressembler à sauter dans le vide à 220 km/H ,
    Enfin je sais que j’ai envie de le faire et je le ferai e j’espere prendre autant de plaisir que vous ,
    Si les personnes qui lisent votre article et qui ont essayé à leur tour veulent me donner quelques conseils je suis prennante .
    Maya

  • Merci pour ce petit bon moment à lire votre texte ! Très amusant, vraiment !

    En lisant, je n’ai ressenti que l’angoisse que vous êtes arrivé à faire passer, et je trouve ça merveilleux, parce qu’ayant sauté en parachute l’année dernière, cette appréhension ne me quitte pas, elle reste là et me rappelle comme c’était bien de sauter d’un avion. De la peur, oui, mais de la bonne peur.

    Vous n’avez pas l’air de vouloir recommencer. Dommage, mais un grand Bravo pour l’avoir fait sans en avoir tellement envie. J’espère tout de même que vous en gardez un bon souvenir, et pas seulement un souvenir amer d’une chose que vous avez dû faire.

    • Merci à vous pour votre post. Rassurez-vous, non, le souvenir n’est pas du tout amer mais plutôt drôlatique :-)
      J’en parlais encore cet après-midi même à une amie qui a elle-même dû sauter une dizaine de fois pour... la représentation d’une pièce de théâtre (Golgota Picnic). On en rit encore :-)
      Bravo à vous pour votre saut !
      Toutes mes félicitations !
      Gaëlle

  • J’adore ! Bien que parachutiste de chute libre j’ai presque fait une crise d’angoisse tant ce texte est bien écrit, j’étais accroché au moniteur en vous lisant. Euh, le caméraman ... vous n’avez pas parlé de sa phrase magique : "Alors, on saute en premier ?" !!

  • J’ai adoré votre article :) Plein d’humour et de sarcasme, tout ce que j’aime. Je pensais demander ça pour noël, je pense que ça va attendre encore un an. Merci encore pour ce court moment de bonheur :D

  • "Votre bien-être ne dure pas : maintenant, vous voyez le sol se rapprocher à toute vitesse de vos pieds. L’atterrissage est imminent.
    Vous vous concentrez de nouveau sur vos jambes.
    Réception pas franchement en douceur et dans mon cas, mauvais réflexe : j’ai la bonne idée, à la dernière minute, de replier mes jambes sous mes fesses. Gamelle assurée et un retour à la terre ferme qui relève davantage du vrac que de la figure de style."

    Pouvez-vous me raconter plus en détail comment la RECEPTION est brutale ?! L’accompagnateur n’est-il pas là pour l’adoucir ???!!! RACONTE, RACONTE !!!

    • Si, si, en effet : heureusement que l’instructeur était là pour pallier mon mauvais réflexe !!!
      La chute fut un brin brutale mais rattrapée grâce à lui. Quand les pros ont vu mon arrivée chaotique,tous m’ont dit : "Mais qu’est-ce qui t’a pris ?". Sincèrement, aucune idée, mais tout s’est bien terminé et je ne regrette vraiment pas cette expérience.
      Merci de votre message et désolée du délai de ma réponse.

      GSD

  • Suite à une séparation je Vends un baptême de l’air en parachute biplace.

    club : auvergne parachutisme (vous aurez le choix entre Lapalisse, issoire, Ambert)

    validité du bon : 02 aoùt 2013.

    montée en altitude en avion suivie d’une chute libre à 200 km/h et 5 minutes de descente sous voile ou vous pourrez, si vous le souhaitez, participer au pilotage de la voile.

    Prix : 230 euros

    me contacter : miloune.faure@hotmail.fr

  • Super votre article !

    Beaucoup de personnes doivent rencontrer cette angoisse, ces reves...

    Il semblerait que l’on ne ressente pas de sensation de vertige avant le saut. C’est surement difficile à imaginer car l’on a pas tout les jours l’occasion d’ouvrir la porte d’un avion en plein vol à 3000m pour le vérifier !

    Et pour ce qui concerne la partie "chute" avez vous ressenti la sensation de tomber d’un immeuble de 20 étages, de descendre la pire des montagne russe ou était-ce plus doux ?

    • Merci de votre post. L’image qui consiste à tomber d’un immeuble de 20 étages est assez bien vue :-)
      On se suicide d’abord, et puis après le parachute s’ouvre. C’est un sentiment tout doux, on est comme dans du coton, on plane...
      Si c’était à refaire, je recommencerai... sans les trente premières secondes !
      Bon courage !
      Cordialement,
      Gaëlle

  • Je vais faire un saut en parachute dans une semaine et j’ai très peur et j’ai vraiment envie d’annuler ce saut en parachute, donner moi du courage parce que j’ai vraiment peur de mourir pendant le saut !!!!!!!!!!!!!

    • Chère Odile,
      Je ne suis pas certaine d’être la mieux à même de vous expliquer le côté enthousiasmant de l’exercice, que, comme beaucoup d’internautes l’ont noté, je n’ai qu’assez peu ressenti.
      En ce qui concerne la peur, par contre, je crois que les mêmes pourraient me décerner un 10/10 ! :-)
      Alors que faire ? Pas grand chose, malheureusement. J’ai poussé le ridicule, les jours précédant le saut, jusqu’à sauter une marche les yeux fermés en me persuadant que je sautais dans le vide :-)
      Le jour J, je me suis juste dit que voilà, on y était, j’expérimentais le suicide. Mon article de ce point de vue n’était pas une blague : au pire, c’est la mort, donc ma foi, foutu pour foutu, autant se faire à l’idée et sauter :-)
      La seule chose qui peut vous rassurer, c’est de compter sur l’autre, de vous dire qu’il connaît son métier, d’imaginer que vous allez -quand même !- vivre un moment exceptionnel et magnifique, de penser que vous serez très fière d’avoir dépassé votre angoisse...après :-)
      Courage, allez-y, ça vaut le coup !

      Très cordialement,

      Gaëlle Sartre-doublet

  • Bonjour, J’apporte mon témoignage car j’ai eu comme « cadeau » de noël un baptême en tandem. J’ai peur en avion et je ne suis pas vraiment à l’aise en altitude alors....c’est vraiment un gros défit. RDV pris, j’ai la date de mon saut. Je dors mal, je cogite, j’y vais ou pas ? Pourquoi prendre un tel risque ? La veille je fais pratiquement nuit blanche, c’est vraiment pas la grande forme. Je me dis que je vais tomber dans les pommes. Nous partons en famille sur la base de saut. Les moindres phrases prennent un autre sens, le « bonne chance papa » me fait augmenter le rythme cardiaque. Et puis je suis appelé pour le briefing, on nous montre aussi le matériel pour nous mettre en confiance. La présentation avec mon moniteur est faite, j’ai l’option vidéo alors il me filme et me demande si cela va. Il est sympa me met à laisse, il me met le harnais. Je vais sauter dans moins d’une heure et je vais monter dans l’avion N°13 !!! Je ne suis pas superstitieux et pourtant la aussi je l’interprète différemment. Ma femme me demande si cela va aller, elle qui veux le faire peux prendre ma place. Ce n’est pas une question de fierté qui me fait dire non mais vraiment un défi sur moi-même. Ca y est nous voila dans l’avion, nous sommes 3 en tandem et 3 en solo. On monte et la je m’aperçois que je n’ai pas peur. Et oui cela va être pire dans 15 minutes. Cela me permet de profiter du paysage, la vue sur les Pyrénées, Toulouse au loin, le soleil couchant...Ca y est, je suis attaché à mon moniteur, les regards des 3 tandems se croisent, la porte s’ouvre, le premier tandem va sauter, je croise son regard, il n’est plus le même. Et puis, ils ne sont plus là. Il est prévu que je saute après les 3 solos qui eux ont les sourire. 3, 2, 1 ca y est on s’avance vers la porte, je suis dans le vide, je tiens mon harnais, je mets mes jambes sous l’avion, pose ma tète sur l’épaule du moniteur et nous basculons. La peur ou la terreur voila ce que je ressens. Mais 2 secondes après, le vent, le bruit, la vitesse ou je ne sais quoi me font oublier le danger. Je rigole, je cris de plaisir il me tarde que le moniteur me tape sur l’épaule pour me signaler que je peux lâcher mon harnais. Ca y est, je suis en position, c’est encore mieux, je profite de chaque seconde, je regarde le sol, fais des coucou à la caméra et des signes à mon moniteur pour lui signaler que c’est fantastique. Je vois tout, profite de tout. Mais c’est déjà la fin de la chute car je vois que le moniteur va ouvrir le parachute. Je me prépare au freinage, nous freinons, le bruit assourdissant laisse place à un silence impressionnant. Je sors mes lunettes, et à la demande du moniteur je prends les commandes, je tourne à gauche, à droite, je me place au dessus de l’aire de l’atterrissage. Le moniteur récupère les commandes et prend des virages qui nous font prendre des angles impressionnants, le sang descend dans les jambes, nous partons à gauche, à droite. Je souris. Le sol se rapproche, à sa demande je lève mes jambes, c’est l’atterrissage. C’est DEJA FINI. Vous l’avez compris, j’ai adoré. Je suis heureux d’avoir relevé ce défi. Je pense le refaire.

  • Bonjour,

    J’ai effectué il y a 2 semaines... mon 8° saut en tandem (en 3 ans) !!

    Et ne me décide toujours, même en dépit du prix, à effectuer le stage PAC... seul ! Donc certainement ENCORE plus impressionnant !!

    Je peux vous dire qu’ayant effectué aussi... 58 sauts à l’élastique d’une grue ou viaduc, les 3 secondes de chute de 50 mètres, sont gentillettes à côté d’un saut en parachute, même tandem.

    Et au 8° saut, c’est toujours aussi impressionnant ou presque, que le premier !! :

    même avec quelques habitudes, la montée dans le petit avion, à 10 à l’intérieur, oscillant quelque peu, la hauteur depuis le haut, l’altimètre indiquant l’altitude croissante avant les... 4000 m,

    les autres, filles et gars, sautant, "happés" vers le bas, et que c’est notre "tour",

    Et toujours, une fois sorti de l’avion, cette chute de 1 minute incroyable !

    A chaque sortie de l’avion, au départ, est-ce voulu par le moniteur ou quoi, je me "paye" un joli "looping" involontaire et incontrôlé en apesanteur, totalement "euphorisant" !! Wooouh !

    Et ensuite, cette descente face au sol dans les airs, et même si paraît-il normalement, l’apesanteur diminue par le freinage du vent (poussée d’Archimède), l’effet est très intense durant toute cette minute ! Je n’en même pas large ! Attention à ne pas basculer !

    Avec ce bruit du vent dans les oreilles, l’air plus frais en altitude (on ne se rend pas compte du manque d’oxygène à 4200 m),

    enfin, cette sensation de "remonter" lors de l’ouverture (au 2° saut, en plein dans un nuage !!)

    Ensuite, amusant aussi, ces virages loopings à 360°, à gauche, à droite, sensations aussi, peu rassurantes au début !

    Dommage que je m’y suis mis à 54 ans (56 maintenant), le moniteur, m’a conseillé de continuer en tandem et non PAC, ne me sentant pas suffisamment "cambré", ne maîtrisant pas assez pour la PAC.

    Mais, si ce n’était pas 157 € à chaque fois (+ prix du trajet-transports pour s’y rendre éventuellement covoiturage), je le referais bien plus souvent !!

    Car dès que l’on pose le pied au sol, l’adrénaline nous a donné une "dépendance/addiction" créant l’envie d’y retourner, de remonter !

    Quand je pense que certains moniteurs tandems en sont à 9200 sauts, ils font cela 6 fois par jour (une routine pour eux !!) !!

    Petite précision : Au 7° saut fin Octobre 2014, une dame en chaise roulante de.. tenez-vous bien, 82 ans !!!, toute gentillette, a effectué pour la 1° fois, un saut en tandem, ainsi que son mari de 79 ans, en chaise roulante aussi ! Certes, on l’a amenée jusqu’à l’avion en chaise, et elle a sauté normalement attachée. Je suis resté pour connaître son impression une fois revenue au sol et ramenée. Sa réponse : "Ah, eh bien, le saut au départ de l’avion, çà chahutait pas mal !!!" Ah, ah !

    Je veux bien le croire !

  • J’adore votre récit...je vais sauter bientôt...j’ai peur...
    Valérie

    • Merci Valérie de votre message. Allez ! foncez ! De toute façon, même si c’est la seule et unique fois, vous ne le regretterez pas, je peux vous l’assurer.
      Bon courage,

      Gaëlle Sartre-Doublet

  • Bonjour Gaëlle.
    Merci pour votre réponse...
    Ca y est l’heure fatidique approche pour moi, je saute dans une semaine et bizarrement, j’éprouve le besoin de vous en parler comme si vous étiez une "vieille" copine...
    J’ai essayé de ne pas y penser depuis mon premier post, j’y suis à peu près arrivée et je déteste qu’on me fasse remarquer que je saute bientôt...
    Je suis malgré tout contente de vivre cette expérience.
    Votre récit y est aussi pour quelque chose car je me suis reconnue (du moins dans l’avant-saut).
    Bon ben voilà...y’a plus qu’à...
    A bientôt.
    J’ai failli ajouter "peut-être" mais je ne m’y hasarde pas car les mots prennent parfois de drôles de sens dans certaines circonstances... Je vous dis donc A BIENTOT
    Valérie

  • Bonjour Valérie,

    Ne vous inquiétez pas : c’est hyper-flippant les 30 premières secondes (chute libre), mais dès que votre parachute s’ouvrira, vous allez revivre et en prendre plein la vue. C’est magnifique, on croit voler ! Franchement, je n’ai jamais vécu ça.

    Mais j’avoue que la chute libre est un enfer : concentrez-vous sur les instructions de votre coach, ne pensez à rien d’autre et FAITES-LUI CONFIANCE. C’est SON BOULOT et lui non plus n’a pas envie de mourir :-)

    Bon courage et racontez-nous votre expérience, à la sortie !

    Gaëlle Sartre-Doublet

  • Bonjour Gaëlle
    Et bien ça y est...c’est fait...
    Et le sentiment qui domine c’est : l’exaltation...
    C’était vraiment génial. J’ai eu peur, comme je vous le disais les quelques semaines précédentes ; rien qu’après avoir pris le rendez-vous par téléphone, je tremblais...
    Pendant, les quelques jours qui suivirent je m’efforçais à ne pas trop y penser.
    C’est pourtant quelque chose qui m’avait attirée lorsque j’étais plus jeune mais, là, j’avoue que je ne me serais jamais lancée si on ne m’avait pas offert ce saut à l’occasion d’un anniversaire.
    La montée en avion ne m’a pas trop impressionnée, en revanche le moment, juste pour s’avancer et mettre les jambes dans le vide a été plus stressant.
    J’étais la deuxième à sauter et quand j’ai vu la tête de la première fille... Là, j’ai réalisé...
    Le moment de la chute libre passe très, très vite...et je dois dire, qu’avec du recul...cela ne m’a pas déplu.
    La suite n’est que bonheur, calme, beauté...
    J’ai ADORE !
    Vous aviez raison, il faut du courage mais on ne le regrette pas.
    Je vous remercie d’avoir répondu à mes lignes et m’avoir rassurée...
    Au plaisir de vous lire ... Peut-être, à l’occasion de votre prochain saut. Chiche !
    Valérie

  • Bonjour Valérie,

    Je suis ravie pour vous de cette expérience fructueuse : vous voyez, finalement, vous vous en êtes mieux sortie que moi ! :-)
    Très cordialement,

    Gaëlle

  • Pourquoi...mieux sortie
    Ni mieux , ni plus mal.
    C’est un défi sur soi-même...peut-être à petite échelle pour certains pro qui en ont l’habitude.
    Tout est relatif et ce qui compte c’est ce que nous avons fait et ce que cela nous a apporté. C’est très personnel. Je suis certaine que vous en êtes ressortie grandie.
    Cordialement.
    Valérie

  • Bonsoir Valérie,

    Ce que je voulais dire, c’est qu’au moins, vous avez apprécié "avec du recul" la chute libre et ne vous êtes pas cassé la binette à l’atterrissage, vous ! :-)
    Très cordialement (et ce sera mon dernier post, sinon, ça fait un peu conversation privée, même si vous pouvez toujours me joindre directement, mais je doute que désormais, vous ayez besoin d’une "vieille copine" :-)

    Chaleureusement et encore félicitations !

    Gaëlle

  • Bonjour Gaëlle,
    Je ne savais pas que l’atterrissage ne s’était pas très bien passé...
    Ok pour le dernier post, mais vous serez et resterez ma "copine de parachute".
    Merci encore pour votre soutien et patience ... et à, peut-être, dans 10 ans (prochain grand anniversaire) pour un autre saut.... ;-)
    Valérie

  • Merci à ma "copine de parachute" et au plaisir de vous relire... si vous sautez de nouveau ! Gaëlle.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.