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ÉDUCATION NATIONALE, CITOYENNETÉ, LIBERTÉ - vox-populi.net

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ÉDUCATION NATIONALE, CITOYENNETÉ, LIBERTÉÉDUCATION NATIONALE, CITOYENNETÉ, LIBERTÉ

lundi 24 novembre 2008, par Michel Cornillon

Ma scolarité ne fut guère brillante. Si on ne m’avait menacé de la férule, je me serais mué en un cancre blotti contre les radiateurs.
J’avais pourtant des possibilités, j’avais en plus quelques talents, mais trop de fantaisie pour apprendre mes leçons et ne rien contester.

Après recul et analyse, je me dis que j’ai eu tort dans un sens et raison dans un autre.
Ainsi, dans la mesure où l’école ne m’a pas conduit à la réussite professionnelle souhaitée par mes
parents, je dois reconnaître que nous avons échoué, elle et moi.

D’un autre côté, ne m’ayant pas "émasculé" - entendez n’ayant contrarié ni ma créativité, ni mon désir de délaisser ce qui m’ennuyait pour m’attacher à mes passions et à mes rêves - elle a favorisé (et là est sa réussite) la maturation d’une révolte qui me fournit aujourd’hui encore les armes de ma libération.

J’ai toujours haï les systèmes, leur rigidité, leur pesanteur. A ce jour, je m’obstine toujours allègrement dans cette voie.
L’Éducation Nationale, me semble-t-il, traduit on ne peut mieux l’état d’un corps rongé par une rigidité qui ne peut que lui nuire, par une sclérose inéluctable reflétant la condition du système auquel il appartient ; en un mot, singeant la roideur de son futur cadavre.

Vers quels horizons diriger la jeunesse, à quoi la préparer dans une société dont nul ne sait ce
qu’elle deviendra dans dix ans ?
Sitôt achevé l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, ne pourrait-on donner à chaque élève à la fois le goût d’apprendre et la faculté de grandir par lui-même, l’envie de recevoir dans un premier temps, puis de partager avec ses camarades ce qu’il aura appris ?
Somme toute, ne pourrait-on l’accompagner vers un devenir qui fera de lui, au sein de son village, de son pays et du monde, un citoyen conscient, c’est-à-dire éclairé ?

Pour que l’Education Nationale puisse mener à bien, dans le respect de chacun, une tâche d’une telle
ampleur, de la souplesse serait aujourd’hui requise.
Quel règlement nous interdit, dans un objectif d’efficacité, de diminuer dans chaque classe le nombre des élèves ? Quelle logique nous empêche d’accorder notre confiance, tant aux enseignants épris de leur métier qu’aux enseignés retrouvant de la sorte l’élan qui fut le leur, lors de la découverte du monde ?
Et quelle règle vieillotte, alors que les médias s’en font chaque jour l’écho, nous détourne de l’envie de passer outre à des programmes figés pour nous baigner d’actualité, pour permettre à chacun de s’investir dans ce qu’il aime, d’affiner ses jugements, de confronter ses idées à celles de son voisin ?

Cette liberté, dont seul nous sépare l’épouvantail sinistre de la hiérarchie, revendiquons-la, conquérons-la, brandissons-la, mettons-la en pratique !
Pour la raison qu’elle éclaire de ses nuances et de sa subtilité, priorité à l’étude de la langue ; priorité de même à l’Histoire, laquelle déroule sous nos yeux la succession de nos échecs et de nos succès à travers les âges, nous aide à comprendre d’où nous venons, à entrevoir ce vers quoi nous allons, à conjuguer nos énergies en vue d’un développement harmonieux de notre multitude !

Valorisons l’enrichissement intellectuel des hommes et le développement des peuples participant d’une même
entreprise : la marche vers la maturité, vers l’équilibre, le progrès, le partage...

Mais nous pénétrons là dans le royaume de l’utopie.
Redescendons sur terre, revenons à notre belle époque :

Qu’est-il besoin de liberté et autres sornettes, cet univers de la grande bouffe dont nul dirigeant ne s’est rendu compte que la bedaine capitaliste et financière portait en elle les germes de sa propre décrépitude ? Dont aucun, démocratiquement élu ou non, n’a compris que c’en était terminé d’un système qui dévaste la terre et abêtit les hommes, les transforme en moutons qu’on dirige à sa guise ?
La crise financière qui nous frappe est une chance que nous devons saisir, tous autant que nous sommes - et vous en particulier, qui détenez le savoir et l’art de le transmettre.
Terminé, le “travailler plus“ pour enrichir quelques maffieux qui n’ont que faire des écoles maternelles où les enfants dessinent et rêvent ; que faire des collèges qui voudraient enseigner autre chose que l’obéissance à
l’autorité aveugle ; que faire des lycées onéreux et des facs improductives qui cherchent à initier à la philosophie, à la réflexion, à la liberté !

Xavier Darcos n’est pas un visionnaire, nous le savions depuis longtemps. Mais ce n’est pas non plus une brute, ni même un imbécile. C’est simplement un serviteur zélé - en théorie de l’État, en pratique de son seul Président.

Ce président envisage-t-il autre chose que la rivalité entre les citoyens, que la lutte permanente entre les décideurs, que la traduction en euros du stress et de la déprime générés de la sorte ?

Nenni ! Et Xavier Darcos lui emboîte le pas, Xavier Darcos va droit, droit dans le mur en compagnie de son mentor, accroché au mirage d’un pouvoir qu’on ne partagera pas.

Cependant, ne nous apitoyons ni sur eux, ni sur nous.
Laissons-les ronger l’os du vieux monde essoufflé, préparons le nouveau : celui de la renaissance de l’Homme !

NB : illustrations de Michel Cornillon.

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