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Réflexions à l’issue du congrès constitutif du Parti de Gauche

vendredi 13 février 2009, par Michel Cornillon

Ah, frères et sœurs, j’ai vu ce 31 janvier, à Limeil-Brevannes se réveiller la France. Et pas n’importe quelle France. La France de la liberté, la douce, la belle France dont nous portons la lumière et que nous aimons, et que nous désirons servir. Celle qui s’est dressée voici deux siècles contre l’obscurantisme du droit divin ; celle qui a demandé, en 1848, que s’installe à sa tête une république démocratique et sociale ; celle qui s’est levée devant l’envahisseur nazi ; celle que le consumérisme et la publicité ont failli étouffer, mettre à genoux devant les carottes agitées sous son nez. Celle qui enfin, voici quelques jours, a retrouvé ses couleurs pour s’opposer à la casse programmée de ses conquêtes récentes. La France de Marianne.

Eh bien, cette France qui n’avait plus ni carte ni boussole, cette France en déshérence, cette France qui nous laissait orphelins et nous désespérait, nous autres ses enfants, eh bien cette France est de nouveau vivante, cette France est de nouveau debout, et cette France nous appelle.

Et cette France n’est plus seule. L’Allemagne et le Portugal brandissent les mêmes drapeaux, l’Amérique latine tout entière a entrepris de secouer le même joug.

Je ne vous retracerai pas le détail de ce congrès constituant du Parti de Gauche. Je ne suis pas un rapporteur fidèle, mais un rêveur, et puis il y a des choses que je n’ai pas comprises. Je n’ai pas compris, par exemple, s’il valait mieux confier à la Banque centrale européenne (B.C.E) le soin de s’occuper de la finance, ou bien s’en remettre à chaque état. Pour moi, la finance est une usine à gaz qui s’effrite, un coup de pieds la jettera bas, nous planterons à la place des arbres de la liberté. Mais dans le rouge des drapeaux et des écharpes, dans les poings levés aux accents de l’Internationale, j’ai entrevu les détails d’un bonheur que je n’oublierai pas.

Je n’oublierai jamais ce syndicaliste allemand, militant de Die Linke [1], nous dire à l’issue de son discours improvisé que nous n’avions nul besoin d’inventer un programme, que notre programme était là, gravé au fronton de nos mairies, qu’il nous suffisait de lever les yeux. Et c’était l’évidence, nous avions oublié notre rêve, nous le retrouvions grâce à lui.

Je n’oublierai pas non plus la prise de parole de ces hommes et de ces femmes, mes semblables, venus dire avec intelligence, avec simplicité, ce qu’ils pensaient de tel ou tel point que nous devions adopter ou rejeter.

Et je n’oublierai jamais, en clôture du congrès, le fabuleux discours de Jean-Luc Mélenchon, ni les acclamations, ni les slogans qui ne parvenaient à l’interrompre. Ce n’était plus un homme qui s’adressait à nous, ce n’était plus un orateur qui nous faisait vibrer, c’était notre force à tous, notre espérance commune, qui s’exprimaient à travers lui.

A la fin du congrès, alors que les applaudissements ne parvenaient à s’apaiser, j’ai regardé mon voisin. Un homme âgé qu’emportait l’émotion, un vieux militant revenu à la vie après une interminable traversée du désert et qui, devant la perspective esquissée, ne pouvait retenir ses larmes.

Le discours télévisé de Jean-Luc Mélenchon, en clôture du congrès fondateur du Parti de Gauche :

Pour aller plus loin :
Quand J.L Mélenchon quitte le P.S, genèse du Parti de Gauche.


[1Die Linke : parti de gauche allemand

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