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MARIO GERVASI, À LA RENCONTRE DU DALAÏ-LAMA, AU PROFIT DES ENFANTS DU MONDEMARIO GERVASI, À LA RENCONTRE DU DALAÏ-LAMA, AU PROFIT DES ENFANTS DU MONDE

jeudi 25 juin 2009, par Gaëlle Sartre Doublet

Depuis le XIIIème siècle, la Chine revendique ses droits sur le Tibet.
En octobre 1949, les communistes chinois prennent le pouvoir et réactualisent cette exigence. Un accord signé en 1951 relatif à « La libération pacifique du Tibet » échoue lamentablement lorsque les troupes chinoises envahissent Lhassa, sa capitale.
Le 10 mars 1959, le Tibet s’embrase. Des dizaines de milliers de victimes trouvent la mort dans une répression sanglante. Le 17 mars, le Dalaï-Lama (de son vrai nom Tenzin Gyatso, 14ème du titre) est acculé à prendre la fuite en Inde.
Le 28, la rébellion est définitivement écrasée.
On estime à plus de 80.000 le nombre de personnes contraintes à l’exil, sur les traces de leur chef spirituel.
Dans ce contexte, aujourd’hui, plus de 3000 personnes par an prennent le chemin de l’expatriation, dont de nombreux enfants, orphelins ou indigents, ravagés par une guerre qui ne dit plus son nom mais ne s’éteint pas.
L’association "Graines d’avenir", présidée par Véronique Jannot, tente de leur venir en aide.
Nous avons retrouvé dans ce cadre une vieille connaissance, le parachutiste Mario Gervasi, qui réalise des opérations humanitaires et a organisé un saut en tandem avec elle, au profit de ces enfants.
Il revient du nord de l’Inde où il a rencontré le Dalaï-Lama.
Interview.

Vox Populi :
Bonjour Mario Gervasi. Tout d’abord, ravie de vous revoir. Vous revenez du nord de l’Inde, de Dharamsala précisément. Comment considérez-vous la situation actuelle de ces réfugiés et les tensions politiques dans ce pays ?

Mario Gervasi :
Je trouve que la situation actuelle des réfugiés reste conforme aux droits humains et à la démocratie. Des villages pour enfants tibétains en exil sur le sol indien ont été construits pour éviter un génocide programmé.
L’avenir du Tibet et de son peuple repose sur cette nouvelle génération qui en sera la continuité.
Mon action, relayée par mon association Vertical Pôle, est indépendante de toute organisation politique, professionnelle ou confessionnelle. Elle a pour but de favoriser une solution pacifique à la question tibétaine. Il n’y a pas de tensions politiques apparentes dans ce pays : la communauté indienne demeure proche du peuple tibétain.

VP :
Quelles actions menez-vous et comptez-vous mener dans le futur avec l’association « Graines d’avenir », présidée par Véronique Jannot ?

MG :
Dans le cadre d’un programme intitulé "Décennie pour une culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde", initié par l’ONU, j’ai sauté en parachute à la verticale du point zéro du Pôle Sud, au point de rencontre des cinq continents, au moment du passage à l’an 2000, à l’aube du 3ème millénaire, pour délivrer aux générations futures du monde entier le message de paix du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Kofi Annan.
Pour associer l’enfance tibétaine à ce projet, j’ai réalisé le saut en tandem de l’actrice Véronique Jannot, Présidente de l’association "Graines d’avenir", au-dessus du Mont Saint-Michel, le 29 août 2008, à l’occasion de la journée mondiale de jeûne en soutien au peuple tibétain, décrétée par Le Dalaï-Lama. Ce même jour et pour la même cause, l’écrivain Priscilla Telmon a également réalisé un saut en tandem à mes côtés.
Mon projet futur avec l’association "Graines d’avenir", qui aide les enfants tibétains à préserver leur culture, est de clore la décennie pour la paix par un saut à la verticale, au Pôle Nord, lieu où convergent les 24 fuseaux horaires.
Le grand saut vers la Liberté, en quelque sorte...
Par voie des airs et voix de paix, je porterai Véronique Jannot en saut tandem au-dessus de la banquise gelée. Nous nous poserons ensemble sur ce "Paradis Blanc", avec tous les drapeaux des pays représentés dans cette Décennie au profit des enfants du monde.

VP :
J’ai lu, tant sur le site « Graines d’avenir » que sur les brochures d’autres associations impliquées, que la préservation de la culture tibétaine faisait partie des priorités revendiquées.
Mais parallèlement, l’association « Des villages pour les enfants tibétains en Inde » écrit : « En proie au désespoir rampant au Tibet du au manque d’opportunités éducationnelles et parce que les perspectives d’avenir sont très minces, les parents se sentent obligés de se séparer de leurs enfants ; là-bas [1], on se sert du système scolaire pour supprimer l’identité culturelle tibétaine en imposant l’enseignement en chinois » et ajoute qu’il est nécessaire de « cultiver un sens de l’identité nationale » en valorisant « un retour à la mère patrie ».
Ma question est simple et à la fois complexe : les enfants tibétains restés au Tibet qui parleront chinois pourront-ils renouer des liens avec leurs frères exilés en Inde ? Sauront-ils conserver leur culture ?
En cas de retour au Tibet, comment ces enfants vivant actuellement en Inde parviendront-ils à se restructurer ?

MG :
L’exil a déjà malheureusement un demi-siècle (17 mars 1959) et de tout temps les grandes nations ont mangé les petites. Les enfants tibétains pris dans les griffes de l’Empire chinois grandiront à leur tour pour survivre. Leur liberté intérieure deviendra liberté extérieure et fera tomber la muraille de Chine, avec l’aide et la fusion des autres nations. Libres du passé, ils seront libres du futur. Même au sein du brassage des cultures, ils sauront préserver la leur.

VP : Pour organiser vos opérations, comment assurez-vous le financement et quels sont vos partenaires ?

MG :
Le financement de ces opérations est assuré par de nombreux mécènes grâce à la médiatisation faite autour de ces événements. J’organise également de nombreux meetings parachutistes à l’occasion de cérémonies importantes afin d’obtenir des partenariats avec différents sponsors.
Néanmoins, le partenaire le plus fidèle à ce jour qui me permet de financer une partie de mes projets reste le nombre de sauts tandem rémunérés que je réalise chaque année (plus de 300 sauts).

VP : Comment avez-vous organisé et vécu votre rencontre avec le Dalaï-Lama ?

MG :
J’ai eu la chance de rencontrer le Dalaï-Lama par le biais de ma distinction mondiale de l’humanisme sportif, décernée en 2003. C’est sa sœur cadette, Jetsun Pema, qui m’a présenté à lui. Je suis resté en sa compagnie plus de vingt minutes en audience privée. Ce fut un véritable honneur que celui d’échanger et de partager notre action au service de la Paix, alors que la Chine s’efforce, par de constantes pressions diplomatiques, de limiter toute relation politique avec Sa Sainteté, prix Nobel de la Paix 1989.

VP : Quelle est la question que vous auriez aimé que je vous pose et qui n’a pas eu lieu ?

MG :
J’aurais bien aimé vous reparler de Blanche Olive, 96 ans, qui à ce jour a effectué trois sauts tandem au profit de notre cause.
Lors de notre rencontre, je propose par boutade au chef spirituel du Tibet de sauter en parachute. Il a souri. Je lui ai dit qu’il n’avait rien à craindre et que Blanche avait à plusieurs reprises réalisé cet exploit. Il m’a alors donné un Khata à son intention, une écharpe blanche symbole de bénédiction.
Lorsque j’ai remis cette écharpe à Blanche, elle entrait à l’hôpital le jour même. L’instant fut très émouvant.

Pour aller plus loin :
- Notre première interview de Mario Gervasi, à propos d’écoles construites au Pakistan et de la Fatwa dirigée contre Nilofar Bakhtiar, ministre du Tourisme, contrainte à démissionner, et son instructeur.


[1Au Tibet, NDLR.


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