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CHARLIE-HEBDO

QUI CABU RIRA (le dernier ?)

Faites l’humour, pas la guerre...

dimanche 25 janvier 2015, par Gaëlle Sartre Doublet, Jean Christophe Grellety, Nathalie Mauerhofer, Philippe Lheureux, Rezki Mammar

Depuis le 7 janvier, nous n’en sortons pas : 20 morts au total, si en plus des caricaturistes et collaborateurs de Charlie Hebdo, nous intégrons 3 policiers, des clients et employés d’une supermarché casher et... les trois responsables terroristes de ce massacre, qui ont mis la France comme le monde à feu et sang.
Non, nous n’en sortons pas, de toutes ces émissions, caricatures, hommages, tentatives aussi salutaires que vaines de chercher à comprendre l’impensable, à dire et à redire que cette France-là n’est pas la nôtre, que massivement, nous sommes capables de nous unir pour sauvegarder nos valeurs fondamentales, que la nation, la laïcité, la liberté d’expression et la République font encore sens.
Oui mais... les terroristes étaient français, nés en France, théoriquement biberonnés à nos sacrées saintes vertus : liberté, égalité, fraternité...
Que s’est-il donc passé ?

Dans tous et toutes les rédactions, cercles politiques, think tank, écoles, administrations judiciaires, policières, associatives, c’est le même dénuement. Le même aveu de faiblesse et d’impuissance.
Oui, voilà trente ans - a minima - que l’Etat ne joue plus son rôle, que l’enseignant n’est plus qu’un garde-chiourme, que policiers et pompiers se retrouvent caillassés par des frigos jetés du haut de barres inhumaines où personne ne veut plus habiter.
Oui, voilà trente ans que nous tous, collectivement, avons laissé faire, juste en rouspétant dans notre coin sur le thème : "c’était mieux avant".

Avant quoi ? Ignorance et délinquance, les deux mamelles de l’intégrisme ?


Inadaptés à l’école, menu fretin de la petite délinquance sans envergure, socialement destructurés, ces trois-là (les deux frères Kouachi comme leur acolyte supposé Amedy Coulibaly) sont, il ne faut pas avoir peur de le dire, des minables.
Incapables de lire ou d’écrire correctement, hermétiques à toute culture, y compris à celle qu’ils revendiquent. Incapables de travailler durablement, de s’insérer, d’être heureux. Incapables de comprendre et d’interpréter correctement le Coran. Incapables de donner un sens à leur vie, il ne leur restait que le choix programmé de donner un sens à leur mort.


 [1]

Sans parler du fait que l’on peut aussi être agnostique ou athée, selon la loi française...

Le blasphème

Mécréants, infidèles, chiens, porcs...
Les doux qualificatifs ne manquent pas pour stigmatiser ceux qui ne croient pas en l’Islam. Pourtant, ces derniers sont censés être également des créatures de Dieu. Ceux qui les injurient n’encourent-ils pas à leur tour le blasphème ?
Car il n’y avait aucune insulte contre le Prophète ou l’Islam chez Charlie Hebdo. "C’est dur d’être aimé par des cons" s’adressait - et s’adresse encore - à ceux qui se sentant visés se sont emparés de kalachnikovs. Pour tuer.

Croire et savoir

Copernic, Galilée et plus encore Giordano Bruno - brûlé vif, quand même - en ont fait les frais : croire et savoir font généralement mauvais ménage. Et pourtant, n’en déplaisent à la Bible comme au Coran, la Terre n’est pas plate et n’est pas non plus au centre de l’univers. C’est ainsi.
Aujourd’hui, alors que nombre de femmes essaient de se défaire de leur voile dans le monde (cet accessoire de mode n’étant mentionné nulle part dans le Coran authentique), des femmes françaises revendiquent leur servitude vestimentaire "au nom de Dieu". Fadaises ! Inculture ! Déculturation !
Que ceux qui tuent, prônent burkas pour les femmes et autres attributs pileux pour les hommes lisent au moins le Coran. Pas ses exégèses. Seulement le Coran, la parole de Dieu, et non des logorrhées d’Imams autoproclamés.
Que ceux qui tuent, au nom d’Allah ou de Dieu, qui brûlent des cinémas lors de la diffusion de "La dernière tentation du Christ" ou manifestent lors des représentations de "Golgotha Picnic", du mariage gay, du PACS, reprennent leur Code Civil.
En France, croyants, vous n’avez PAS LE DROIT depuis la loi de 1905 d’imposer vos croyances. Vous pouvez en revanche nous faire bénéficier de votre culture et de vos savoirs et être en contrepartie protégés dans votre foi par l’Etat.
Voilà le deal, il est très simple : priez, croyez, mais laissez en dehors de vos maisons ou de vos lieux de prière ceux qui ne partagent pas vos convictions. Le prosélytisme et la violence ne vous conduiront à rien, et certainement pas sur les pas de ceux, Prophètes ou Dieux, que vous prétendez chérir, en profanant Mosquées, Synagogues et Églises.

Religiosité et spiritualité

On peut manger du poisson le vendredi, refuser le porc, fêter Noël, Pessa’h, jeûner ou faire le Ramadan. On peut aussi ne rien faire de tout cela et ne considérer les fêtes religieuses que comme des ponts à prendre sur le calendrier.
Ce que l’on ne peut pas faire, en revanche, c’est souhaiter l’extermination de l’autre, que ce soit au nom de la religion, d’une idéologie ou d’une loi. Car toutes les lois ne se valent pas. Celle d’Arabie Saoudite, par exemple, qui en appliquant sa croyance à son Etat, passe par sa police religieuse pour éradiquer un blogueur saoudien, Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et à 1000 coups de fouets pour "insulte à l’islam". Cette noble institution est en passe de le tuer.
La spiritualité, elle, honore l’esprit et ce qu’il y a de plus sacré en chacun de nous. La Vie, la Nature, le Respect de l’Autre. Par l’Intelligence et la Raison, elle cherche son chemin et a même accouché d’une charte qui devrait être universelle : Les Droits de l’Homme.
La loi française, même si elle n’est pas toujours parfaite, s’en inspire. Vous avez, nous avons, la chance de vivre en France : nous avons, vous avez, gagné le droit de rire...

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Portfolio

  • Cocorico

[1Traduction intégrale et notes de Muhammad Hamidullah, professeur à l’université d’Istambul, avec la collaboration de M. Léturmy, 1959. Rééditions jusqu’en 1986. Mohammad Hamidullah fut également membre du CNRS et du collège de France, entre autres...

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