Warning: file_get_contents(/proc/loadavg) [function.file-get-contents]: failed to open stream: Permission denied in /home/www/voxpopuli/www/config/ecran_securite.php on line 317
MORT DE DIANA : UN COUPABLE OUBLIÉ - vox-populi.net

Accueil > Société > MORT DE DIANA : UN COUPABLE OUBLIÉ

MORT DE DIANA : UN COUPABLE OUBLIÉ

dimanche 2 mai 2004, par Philippe Lheureux

31 août 1997 : la grosse Mercedes pilotée par Henry Paul et ses 1.87 g d’alcool dans le sang s’encastre à près de 100 km/h sur un pilier du pont de l’Alma. Le chauffeur est tué sur le coup ainsi que ses passagers, le milliardaire Dodi al Fayed et Lady Di. Seul le garde du corps de la princesse, maintenu par sa ceinture de sécurité, survivra miraculeusement à ce dramatique mais banal accident. Pourtant, bientôt sept ans après les faits, les inspecteurs de Scotland Yard poursuivent toujours leur enquête.

Le refus de l’évidence

On ne saura sans doute jamais avec précision ce qu’il s’est réellement passé ce soir-là. Une fiat UNO est mise en cause mais jamais retrouvée. Les journalistes qui poursuivaient la Mercedes en moto sont accusés puis relaxés. Les hypothèses les plus folles circulent, comme s’il était impossible qu’une princesse si médiatique connaisse une fin si tragiquement ordinaire.
On cherche un coupable, il en faut un, mais aux yeux des enquêteurs Français, la vitesse excessive et le taux d’alcool dans le sang du chauffeur suffisent amplement à expliquer le drame et permettent de classer l’affaire comme un banal accident de la route.
Pourtant, dans quelques esprits, le doute subsiste, certains s’accrochant désespérément à la thèse d’un complot orchestré par la famille royale, qui voyait d’un mauvais œil la liaison entre Diana et Dodi. Henri Paul aurait ainsi été volontairement aveuglé par une arme produisant un puissant éclair lumineux, lequel lui aurait fait perdre le contrôle de son véhicule. Hypothèse hautement improbable, mais vivace...

Un coupable oublié

Cependant, à y regarder de plus près, les enquêteurs Français ont bel et bien négligé une piste importante dans la recherche des responsables de ce drame. Et pourtant, le moins que l’on puisse dire est qu’elle crève les yeux !

L’absence de glissières de sécurité est clairement visible sur cette photo récente du tunnel de l’Alma.
Les coupables collatéraux, selon le code pénal (*) seraient ceux qui n’ont pas pris la décision de faire poser des glissières de sécurité le long des piliers. Il y a eu négligence ou manquement à une obligation de sécurité ayant entraîné la mort sans avoir eu l’intention de la donner. Néanmoins, personne ne peut être poursuivi puisque, comme le reconnaît la sécurité routière : Quand un choix de sécurité a été fait, il faut traiter tout le segment concerné de façon homogène et utiliser des procédures normalisées. Nous disposons de normes sur les glissières de sécurité qui peuvent être placées devant une plantation d’arbres, mais pas sur les circonstances qui devraient imposer leur mise en place. Aucun interdit ne concerne la plantation ou la replantation d’arbres entre la chaussée et le fossé bordant une voie située hors d’une agglomération en l’absence d’une protection. Nous sommes en présence d’une carence de notre système décisionnel, or il est impossible d’engendrer de la sécurité sur les routes si les meilleures solutions ne sont pas retenues sur chaque segment particulier de nos infrastructures.

Des normes à revoir ?

En ce domaine, il semble bien que la France, souvent donneuse de leçons en matière de sécurité, soit prise en défaut. En effet, cette portion de tunnel est incontestablement plus dangereuse qu’une route bordée de platanes et rien n’a pourtant été prévu afin d’empêcher une éventuelle collision avec un pilier.
Pourquoi aucune mesure n’a été prise après cet accident pour corriger cette carence ? Et combien faudra t-il de morts à cet endroit- comme dans bien d’autres en France - pour que la décision de poser des glissières de sécurité soit enfin approuvée ?

(*) Art 221.6 du code pénal

Le fait de causer, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, la mort d’autrui constitue un homicide involontaire puni de trois ans d’emprisonnement et de 300.000F d’amende.

En cas de manquement délibéré à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 500.000F d’amende.

En savoir plus :
sécurité routière

Dernière heure au 14/12/2006 :
le rapport Stevens, anglais, confirme le rapport français. Le non-respect des consignes de sécurité (alcool, vitesse, glissières) est l’unique raison de la mort de la princesse (information entendue le 14/12/06 sur I-télé vers 6h00 ce matin).

Messages

  • 200 km/heure (et non 100), glissière de sécurité ou pas, avec un chauffeur ivre, c’est un manquement grave au code de la route. Ce n’est pas l’absence de glissière qui a tué les passagers, mais bien le conducteur, sans doute prisonnier d’ordres insensés.

    • "Les premiers reportages affirmèrent que la voiture de Diana était entrée en collision avec la pile à plus de 190 km/h, et que l’aiguille du compteur resta coincée sur ce chiffre. On annonça ensuite que la vitesse de la voiture était en fait entre 95 et 110 km/h, et que le compteur n’avait pas d’aiguille puisqu’il était numérique (d’après les dernières investigations, la vitesse de collision était comprise entre 117 et 152 km/h). La voiture roulait donc bien au-delà de la limite légale de 50 km/h"
      Source : Wikipédia.

      Etat des lieux qui n’empêche aucunement que les "donneurs d’ordre", sans doute les passagers eux-mêmes, ont eu effectivement, vraisemblablement pour échapper aux regards chers aux magazines "people", un comportement insensé...

      Néanmoins, tout se serait certainement mieux terminé avec des glissières de sécurité, en cet endroit comme en beaucoup d’autres en France...

      Diana est un mythe, pas une exception.
      Combien de jeunes (et de moins jeunes, d’ailleurs) se tuent encore, tous les ans, certes parfois ivres mais aussi fatigués, tous non protégés par des dispositifs plus répressifs que sécuritaires ?

      J’ai eu la "chance" d’interviewer, il y a longtemps, la "pasionaria" de cette cause qui aujourd’hui, a réussi par lobbing à mettre des flics partout sur les routes.
      Elle était sincère, son fils était mort sans avoir commis la moindre erreur, victime irrémédiable d’un irresponsable.
      Mais aujourd’hui, les irresponsables pullulent toujours, et conduisent désormais sans permis, faute de points.

      Telles sont les limites des systèmes totalitaires, et tel était l’objet de cet article : vous faire réfléchir.
      Peut-être à votre conduite, à vous, comme à celle de l’Etat ?
      S’enrichir ou guérir ? Après une baisse incontestable des accidents de la route, ces derniers reprennent de plus belle : le bâton ne suffit pas...

    • Conclusion : "le bâton ne suffit pas..."

      La peine de mort ne suffit plus ?

      Yann.

    • Tout ceci n’est qu’un simple accident de la circulation dû à une vitesse excessive (132km/h) pris par un véhicule lourd, peu maniable,(Mercedes S 320) dans une légère descente en devers. Ce véhicule s’est retrouvé gêné au moment où il s’est engagé dans l’entrée du tunnel par un véhicule léger (Fiat Uno du .... ) débouchant de la contre-allée qui longe la voie express face à l’ambassade du Brésil. Pour l’éviter,le chauffeur surpris par cette arrivée intempestive sur sa voie de circulation donne un violent coup de volant à gauche tout en freinant brutalement, la voiture embarque et il redonne alors un coup de volant à droite pour la redresser mais les pneus avant mordent sur le petit trottoir qui longe le tunnel. Immédiatement devenu incontrôlable par l’énergie cinétique emmagasinée, ce véhicule est rejeté vers la gauche où il est projeté de plein fouet contre la barrière de piliers faisant office de séparation des voies de circulation. L’avant de la Mercedes heurtant le 13ème piler en partant de l’entrée du tunnel se trouve alors carrément fendu verticalement comme coupé en deux.Tout l’avant du véhicule se trouve reculé et ouvert comme une tomate écrasée. Le choc de l’impact fait le bruit d’une bombe dans le tunnel si bien que les témoins sur la place au-dessus du tunnel croiront à un attentat. La violence du choc entraine un arrêt si brutal du véhicule que les airbags explosent, tuant le chauffeur et blessant grièvement le garde du corps. Dodi frappe vers l’avant, de sa tête, le siège du chauffeur ce qui entraine la fracture de son crâne et il meurt sur le coup. Lady Diana heurte avec son torse le siège avant si violemment que cela a produit un éclatement des vaisseaux d’irrigation des poumons ce qui explique sa mort pendant son transfert à l’hôpital. Sachez que la violence du choc a été d’une pression de 10 à 20 g sur les tissus humains. D’où l’éclatement des organes internes.
      Sachez également que le chauffeur était alcoolisé mais comme il buvait régulièrement (son surnom était whisky-coke pour certains employés du Ritz) ce n’était pas la cause principale de cet accident mortel.Son alcoolisation n’a été qu’une circonstance aggravante des faits. En fait, il faut savoir que la fiat Uno a surgi inopinément au moment de l’arrivée de la Mercedes et que deux personnes étaient porteuses de talkie-walkie devant le Ritz au moment du départ de la Mercedes. De plus ces deux personnes étaient en moto et qu’elles ont pris en chasse la Mercedes tout comme les paparazzi en moto ou scooter. Cet accident n’est pas anodin, je n’en dirai pas plus....

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.